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Pièces d’artillerie de tranchée (1838-1940)

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Pendant la Guerre de Crimée (1854-1855) les français sont confrontés à une guerre de siège où de nouveaux moyens de lutte rapprochée sont utilisés, lancés pour certains par des mortiers.

Après 1870, le colonel de Bange développe une artillerie spécialisée pour les actions à courte distance ; après plusieurs tentatives, il met au point un mortier de 90mm, mais ce projet sera abandonné, jusqu’en 1907 où, le général Herment, tirant les enseignements de la guerre russo-japonaise, fait reprendre les études de De Bange, mais sans suite une fois encore. Une autre initiative est tentée en 1912, avec un mortier rayé de 80mm, à partir des vieux canons de 80mm Mle 1877 [1] aménagés en lance-mines Gatard [2], et il y en eut d’autres sans plus de succès.

Jusqu’à ce que la guerre éclate en 1914 et que l’on ressorte les mortiers lisses en bronze [3] de 15 cm modèle 1838, puis d’autres sur le même principe mais de diamètres supérieurs (22, 27 et 32cm Mle 1839), dont on a pas la preuve de leur emploi (sauf le 22, en Argonne) hormis dans la défense des fortifications.

Or de leur côté les allemands disposent de Minenwerfer de 25 cm puis 17cm et 7,7cm) qui se manifestent ravageurs devant les fortifications belges et au moment de la stabilisation du front en Argonne.

Alors la France se lance dans toutes sortes d’"expédients et d’improvisations", selon les propres termes du Général Guy François, tant dans l’infanterie que dans l’artillerie, dont certains, exposés au musée de l’artillerie à Draguignan, sont décrits ci-dessous, mais l’ouvrage du Général donne un inventaire plus complet et demeure la référence incontournable sur le sujet...

"Les canons de la Victoire - 1914-1918 - Tome 3 - L’artillerie de côte et l’artillerie de tranchée" édition "Histoire et collections - Paris".

[1] Construits en moins d’une centaine, ils furent employés principalement en Lorraine et dans les Vosges jusqu’en 1916.

[2] Du nom de l’ingénieur en chef de l’artillerie navale.

[3] Ces mortiers ressemblent beaucoup au mortier à la Gomer Mle 1829, qui fut utilisé à Constantine.

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