Biographie du général Jean-Pierre Bariller

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Jean-Pierre BARILLER est né le 7 mai 1946 à Montsûrs (Mayenne). Il commence sa vie militaire à l’âge de 11 ans, en 1957, en intégrant l’Ecole Militaire Préparatoire (EMP) des Andelys [1].

Il intègre l’École Spéciale Militaire de Saint-Cyr (ESM) en 1967. A sa sortie en 1969, comme sous-lieutenant, il choisit de servir dans l’artillerie. Après un stage de 18 mois à l’École d’Application de l’Artillerie à Châlons-sur-Marne, il obtient le diplôme d’ingénieur [2] de l’ESM. Il est lieutenant.

Il est alors affecté au 15ème Régiment d’Artillerie à Suippes en février 1971. Il y restera jusqu’à l’été 1976. Pendant ces cinq années il occupera successivement toutes les fonctions tenues par un lieutenant [3] tant dans l’artillerie de campagne classique (105 Au 50) que nucléaire (Pluton [4]). Il est nommé capitaine.

En 1976, après avoir suivi le stage de perfectionnement des capitaines et le cours d’état-major [5] à l’Ecole d’Application de l’Artillerie à Draguignan, il rejoint le 73ème régiment d’artillerie stationné à Reutlingen en Allemagne. En attente d’un commandement, il est d’abord officier adjoint [6] à l’état-major du chef de corps, pendant un an. Il prend ensuite le commandement de la 3ème Batterie [7] équipée du 155 Am F3 et de radars RATAC, de 1977 à 1979. A l’issue, il est officier chargé de la mobilisation, officier "feux" du PC régimentaire et officier rédacteur au bureau opérations-instruction du régiment [8].

En 1980 il est affecté au Service de Coopération Militaire et Technique de Rabat (Maroc). Il sert pendant deux années à l’Académie Royale Militaire de Meknès comme commandant de brigade d’élèves officiers et comme chef du cours Topographie. Il est nommé chef d’escadron en 1982.

Admis à suivre l’Enseignement Militaire Supérieur Scientifique et Technique en 1982, il rejoint la France où il intègre sur titres l’École Supérieure d’Électricité à Gif-sur-Yvette. Il en sort avec le diplôme d’ingénieur de cette école et rejoint la 98ème promotion de l’École Supérieure de Guerre à Paris où il obtient le Brevet de l’Enseignement Militaire Supérieur en 1985.

A l’issue, il reste à l’École Supérieure de Guerre comme professeur spécialisé , au cours Méthodes et Techniques d’Action (MTA). Il est aussi chef de la cellule informatique [9]. Sur le plan opérationnel, il est également officier de liaison de la 1ère Armée auprès du Groupe d’Armées Centre (CENTAG) de l’OTAN, en Allemagne. Il participe à tous les grands exercices de ce niveau. Il est nommé lieutenant-colonel [10] en 1986.

En 1987, il rejoint l’École d’Application de l’Artillerie, installée depuis 1976 à Draguignan, où il prend le commandement du Groupement d’Application en charge de la formation des lieutenants de l’artillerie [11]. En poste de mobilisation, il est affecté comme chef de bordée au PC manœuvre de l’artillerie (MANART) du 2ème Corps d’armée (ACA2) et participe aux exercices d’entraînement.

En 1990, il prend le commandement du 8ème Régiment d’Artillerie à Commercy. C’est dans ce régiment prestigieux [12], équipé de 155 AuF1, que sera expérimenté le premier système de drone lent MART (mini avion de reconnaissance tactique) ; ce système participera avec succès, dans le Golfe, à l’opération Desert Storm au début de l’année 1991. Il est nommé colonel.

En 1992, il est affecté à l’Inspection de l’Artillerie à Paris où il est, pendant deux années, chef du bureau Doctrine Instruction Renseignement [13]. Il accompagne le général dans ses inspections d’écoles, de centres d’instruction spécialisés et de régiments supports de la formation ; il l’accompagne aussi dans ses visites à l’étranger. Sur le plan opérationnel, il participe aux exercices de l’état-major de la Force d’Action Rapide, comme chef de bordée de la cellule Feux [14].

En 1994, il revient à l’École d’Application de l’Artillerie pour prendre le commandement de la Direction de l’Instruction [15] qu’il va tenir jusqu’à l’été 1997.

Il est ensuite affecté au commandement de la 7ème Division Blindée -Circonscription militaire de défense (CMD) de Besançon comme Colonel Adjoint Feux Renseignement. Il participe à la montée en puissance du futur état-major de forces n°1 (EMF1) et de la 7ème Brigade Blindée [16].

Il part, en mai 1998, en opérations en Bosnie comme Adjoint au général chef d’état-major de la Division Multinationale Sud-est à Mostar, fonction qu’il cumule avec celle de sous-chef Opérations. Au sein de l’état-major, il dirige l’action des bureaux qui concourent à l’emploi des forces subordonnées [17] et au renseignement. Comme sous-chef Opérations, il commande directement les éléments organiques divisionnaires engagés sur le terrain [18].

En 1999, à la création de la 7ème Brigade Blindée, il est Colonel Adjoint au général commandant la brigade. Il part une nouvelle fois en opération dans les Balkans comme chef du détachement militaire français de la mission d’observation et de médiation de la communauté européenne (ECMM) dont le siège est à Sarajevo [19]. Les actions de cette organisation consistent à mettre en œuvre tout [20] ce qui peut concourir à trouver une solution pacifique aux conflits qui frappent l’ex-Yougoslavie et à y promouvoir le respect des droits de l’homme et les règles du droit international. Il a aussi pour mission particulière de préparer le commandement de l’ECMM [21] dans le cadre plus large de la prise, par la France, de la présidence européenne.

De retour en France, il est affecté à l’été 2000 au Commandement de la Force d’action terrestre (CFAT) à Lille comme chargé de mission. Il participe à ce niveau à la rédaction des nouveaux règlements exigés par la refondation des armées, il participe à l’étude des nouveaux postes de commandement de l’armée de terre ; il assiste les officiers généraux dans les missions d’inspection des forces.

Il rejoint en 2001 l’état-major de la région terre Nord-Ouest pour y prendre un poste d’officier général [22]. Il est adjoint au général commandant la région et chef de la division activités.

Général de brigade, il quitte le service actif le 1er mars 2003, après 36 années de service, 46 années de vie militaire.

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Général en deuxième section, il lui est confié la présidence du comité de coordination et de pilotage du projet d’extension du musée de l’artillerie à Draguignan.
Il est aussi vice-président de l’association des amis du musée de l’artillerie à Draguignan (AMAD), jusqu’en 2013.
Il est membre du conseil d’administration de la Fédération Nationale de l’Artillerie (FNA) à Paris.
Il est le fondateur des sites Internet consacrés à la vie associative des artilleurs.

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Le général de brigade Jean-Pierre Bariller est officier de la Légion d’Honneur et chevalier de l’Ordre National du Mérite. Il a la médaille de la Reconnaissance de la Nation, la médaille des Théâtres d’Opérations Extérieures, les médailles commémoratives de la Communauté Européenne et de l’OTAN, avec l’agrafe ex-Yougoslavie. Il est également titulaire de la croix du combattant.

Au titre de sa participation active à la vie associative de l’artillerie, il a reçu du Président de la Fédération Nationale de l’Artillerie, la médaille d’honneur de l’artillerie - échelon or.
Il est marié et père de deux enfants, grand-père de cinq petits enfants.

[1] Il est aux Andelys de 1957 à 1963 et poursuit ses études à l’EMP d’Autun (1963-1965) puis au Prytanée Militaire de La Flèche (1965-1967) pour se préparer au concours des grandes écoles militaires.

[2] 1ère promotion ainsi diplômée.

[3] Période artillerie classique :
officier observateur, officier reconnaissance, officier de tir ;
mais aussi : chef de section d’instruction puis chef du peloton des élèves gradés, officier "bouches à feux" chargé de surveiller l’entretien et l’usure des canons du régiment et, dernier fait surprenant : officier suppléant de l’Officier d’ordinaire !
Période artillerie nucléaire :
chef de pièce Pluton, chef de section et enfin chef de PC de batterie.

[4] En 1975, chef de section Pluton, il présente son unité au Président de la République - Giscard d’Estaing, accompagné du ministre de la Défense - Yvon Bourges - et du Secrétaire d’Etat - le général Bigeard - à l’occasion d’une manœuvre du corps blindé et mécanisé à Mourmelon.

[5] Il y obtient le diplôme d’État-major.

[6] Il assiste l’officier supérieur adjoint pour le service général, le service de garnison, les relations publiques et plus particulièrement avec le milieu allemand, les affaires de contentieux et de discipline. Au bout de six mois il remplace son supérieur en stage de reconversion.

[7] A ce titre, il est chef du détachement de liaison et d’observation du 2ème Régiment de Cuirassiers et participe à toutes ses manœuvres et activités.

[8] Il est appelé à divers reprises à participer, comme officier de liaison au profit du IIème Corps d’Armée, aux manœuvres et exercices de la 3ème Division d’Infanterie Américaine (« Rock of the Marne ») de Würzburg (RFA).

[9] Il constitue un laboratoire de recherche tactique ; il y réalise la mise en place du premier réseau local d’ordinateurs dans les armées. En outre, il développe des logiciels de formation, de simulation opérationnelle et d’aides à la décision.

[10] Les faits semblent parfois se répéter, alors qu’il ne s’agit que du hasard : cette nomination intervient le lendemain de la fin de la Conférence de La Haye, où le chef d’escadron accueillait à la coupée de l’hélicoptère, qui se posait à l’Ecole Militaire, le Président François Mitterrand...

[11] En 1988 s’ajoute à cette fonction celle de commandant de la Division d’Application et de Perfectionnement des officiers (capitaines et officiers supérieurs d’artillerie).

[12] baptisé par l’empereur Napoléon 1er : "AUSTERLITZ", à l’issue de la glorieuse bataille

[13] Il participe à de nombreux groupes de travail interarmes et interarmées. Il est le secrétaire du groupe de travail artillerie franco-britannique.

[14] Il y met en œuvre, à titre expérimental, le processus dit du « targeting » (ciblage).

[15] poste aussitôt transformé en Direction Générale de la Formation

[16] En sus, conséquemment à la professionnalisation des armées, il est nommé inspecteur de la formation initiale des engagés volontaires de la CMD.

[17] Une brigade franco-allemande, une brigade italienne, une brigade espagnole et les éléments organiques divisionnaires de combat, d’appui et de soutien.

[18] un bataillon français, un bataillon marocain et un bataillon ukrainien.

[19] Les officiers observateurs de cette délégation sont répartis dans tous les pays de la région ; Croatie, Bosnie Herzégovine, République Serbe de Bosnie, Monténégro, Albanie, Macédoine, Kosovo.

[20] Actions dans les domaines :

  • politique (gouvernements et partis politiques),
  • sécuritaire (armées, police, justice),
  • économique (relance de l’activité),
  • humanitaire (aide aux réfugiés, échanges de prisonniers, visites dans les hôpitaux et prisons)

[21] Il participe également à la révision des statuts de cette mission dans le cadre de la mutation de la Communauté européenne en Union européenne (EUMM).

[22] Bénéficiant exceptionnellement de l’attribution de l’échelon fonctionnel hors échelle B.


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