Biographie du général Jean-Pierre Bariller

Retour

(JPG)



Jean-Pierre BARILLER est né le 7 mai 1946 à Montsûrs (Mayenne). Il commence sa vie militaire à l’âge de 11 ans, en 1957, en intégrant à l’Ecole Militaire Préparatoire (EMP) des Andelys ; il y reste de 1957 à 1963 et poursuit ses études à l’EMP d’Autun (1963-1965) puis au Prytanée Militaire de La Flèche (1965-1967) pour se préparer au concours des grandes écoles militaires.

Il intègre l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr (ESM) en 1967. A sa sortie en 1969, il choisit de servir dans l’artillerie. Après un stage de 18 mois à l’Ecole d’Application de l’Artillerie à Châlons-sur-Marne, il est détenteur du diplôme d’ingénieur de l’ESM. Il est alors affecté au 15ème Régiment d’Artillerie à Suippes en février 1971. Il y restera jusqu’à l’été 1976. Pendant ces cinq années il occupera successivement toutes les fonctions tenues par un lieutenant tant dans l’artillerie de campagne classique (105 Au 50) que nucléaire (Pluton). Il est nommé capitaine.

En 1976, après avoir suivi le stage de perfectionnement des capitaines et d’état-major à l’Ecole d’Application de l’Artillerie, il rejoint le 73ème régiment d’artillerie stationné à Reutlingen en Allemagne. Il est d’abord officier adjoint du chef de corps, il prend ensuite le commandement d’une batterie de tir équipée du 155 Am F3, de 1977 à 1979. A l’issue, il est officier feux et officier rédacteur au bureau opérations-instruction du régiment. Il est appelé à divers reprises à participer, comme officier de liaison au profit du IIème Corps d’Armée, aux manœuvres et exercices de la 3ème Division d’Infanterie Américaine (« Rock of the Marne ») de Würzburg (RFA). En 1980 il est affecté au Service de Coopération Militaire et Technique de Rabat (Maroc). Il sert pendant deux années à l’Académie Royale Militaire de Meknès comme commandant de brigade d’élèves officiers puis comme chef du cours Topographie. Il est nommé chef d’escadron en 1982.

Admis à suivre l’Enseignement Militaire Supérieur Scientifique et Technique en 1982, il rejoint la France où il intègre sur titres l’Ecole Supérieure d’Electricité. Il en sort avec le diplôme d’ingénieur de cette grande école et rejoint la 98ème promotion de l’Ecole Supérieure de Guerre où il obtient le Brevet de l’Enseignement Militaire Supérieur en 1985. A l’issue, il reste comme professeur spécialisé à l’Ecole Supérieure de Guerre. Il est chef de la cellule informatique. Il réalise la mise en place du premier réseau local d’ordinateurs dans les armées. En outre, il développe des logiciels de formation et de simulation opérationnelle. Sur le plan opérationnel, il est aussi officier de liaison de la 1ère Armée auprès du Groupe d’Armées Centre (CENTAG) de l’OTAN, en Allemagne. Il participe à tous les grands exercices de ce niveau. Il est nommé lieutenant-colonel en 1986.

En 1987, il rejoint l’Ecole d’Application de l’Artillerie, installée depuis 1976 à Draguignan, où il prend le commandement du Groupement d’Application en charge de la formation des lieutenants de l’artillerie. En 1988 s’ajoute à cette fonction celle de commandant de la Division d’Application et de Perfectionnement des officiers (capitaines et officiers supérieurs d’artillerie). En poste de mobilisation, il est affecté comme chef de bordée au PC manœuvre de l’artillerie (MANART) du 2ème Corps d’armée (ACA2) et participe aux exercices d’entraînement.

En 1990, il prend le commandement du 8ème Régiment d’Artillerie à Commercy. C’est dans ce régiment, équipé de 155 AuF1, que sera expérimenté le premier système de drone lent MART (mini avion de reconnaissance tactique) ; ce système participera avec succès, dans le Golfe, à l’opération Desert Storm au début de l’année 1991. Il est nommé colonel.

En 1992, il est affecté à l’Inspection de l’Artillerie à Paris où il est, pendant deux années, chef du bureau Doctrine Instruction Renseignement. Il participe à de nombreux groupes de travail interarmes et interarmées. Il est le secrétaire du groupe de travail artillerie franco-britannique. Sur le plan opérationnel, il participe aux exercices de l’état-major de la Force d’Action Rapide, comme chef de bordée de la cellule Feux. Il y met en œuvre le processus dit du « targeting » (ciblage).

En 1994, il revient à l’Ecole d’Application de l’Artillerie pour prendre le commandement de la Direction de l’Instruction, poste aussitôt transformé en Direction Générale de la Formation qu’il va tenir jusqu’à l’été 1997.

Il est ensuite affecté au commandement de la 7ème Division Blindée -Circonscription militaire de défense (CMD) de Besançon comme Colonel Adjoint Feux Renseignement. Il participe à la montée en puissance du futur état-major de forces n°1 (EMF1) et de la 7ème Brigade Blindée. En sus, conséquemment à la professionnalisation des armées, il est nommé inspecteur de la formation initiale des engagés volontaires de la CMD. Il part pour un séjour en Bosnie comme Adjoint au général chef d’état-major de la Division Multinationale Sud-est à Mostar, fonction qu’il cumule avec celle de sous-chef Opérations. Au sein de l’état-major, il dirige l’action des bureaux qui concourent à l’emploi des forces subordonnées (une brigade franco-allemande, une brigade italienne et une brigade espagnole) et au renseignement. Comme sous-chef Opérations, il dirige plusieurs opérations sur le terrain en tant que chef des éléments organiques divisionnaires comprenant, outre les unités multinationales d’appui et de soutien, un bataillon français, un bataillon marocain et un bataillon ukrainien.

En 1999, à la création de la 7ème Brigade Blindée, il est Colonel Adjoint au général commandant la brigade. Il part une nouvelle fois en opération dans les Balkans comme chef du détachement militaire français de la mission d’observation et de médiation de la communauté européenne (ECMM) dont le siège est à Sarajevo, et dont les officiers observateurs qui lui sont subordonnés sont répartis dans tous les pays de la région ; Croatie, Bosnie Herzégovine, République Serbe de Bosnie, Monténégro, Albanie, Macédoine, Kosovo. Les actions de cette organisation consistent à mettre en œuvre tout [1] ce qui peut concourir à trouver une solution pacifique aux conflits qui frappent l’ex-Yougoslavie et à y promouvoir le respect des droits de l’homme et les règles du droit international. Il a aussi pour mission particulière de préparer le commandement de l’ECMM dans le cadre plus large de la prise, par la France, de la présidence européenne.

Il participe également à la révision des statuts de cette mission dans le cadre de la mutation de la Communauté européenne en Union européenne (EUMM).

De retour en France, il est affecté à l’été 2000 au Commandement de la Force d’action terrestre (CFAT) à Lille comme chargé de mission. Il participe à ce niveau à la rédaction des nouveaux règlements exigés par la refondation des armées, il participe à l’étude des nouveaux postes de commandement de l’armée de terre.

Bénéficiant exceptionnellement de l’attribution de l’échelon fonctionnel hors échelle B, il rejoint en 2001 l’état-major de la région terre Nord-Ouest pour y prendre un poste d’officier général. Il est adjoint au général commandant la région et chef de la division activités.

Il est nommé général de brigade et quitte le service actif le 1er mars 2003, après 36 années de service, 46 années de vie militaire.

Général en deuxième section, il lui est confié la présidence du comité de coordination et de pilotage du projet d’extension du musée de l’artillerie à Draguignan.
Il est aussi vice-président de l’association des amis du musée de l’artillerie à Draguignan (AMAD), jusqu’en 2013.
Il est membre du conseil d’administration de la Fédération Nationale de l’Artillerie (FNA) à Paris.
Il est le fondateur des sites Internet consacrés à la vie associative des artilleurs.

Le général de brigade Jean-Pierre Bariller est officier de la Légion d’Honneur et chevalier de l’Ordre National du Mérite. Il a la médaille de la Reconnaissance de la Nation, la médaille des Théâtres d’Opérations Extérieures, les médailles commémoratives de la Communauté Européenne et de l’OTAN, avec l’agrafe ex-Yougoslavie. Il est également titulaire de la croix du combattant.

Au titre de sa participation active à la vie associative de l’artillerie, il a reçu du Président de la Fédération Nationale de l’Artillerie, la médaille d’honneur de l’artillerie - échelon or.
Il est marié et père de deux enfants, grand-père de cinq petits enfants.

[1] dans les domaines :

  • politique (gouvernements et partis politiques),
  • sécuritaire (armées, police, justice),
  • économique (relance de l’activité),
  • humanitaire (aide aux réfugiés, échanges de prisonniers, visites dans les hôpitaux et prisons)

Forum