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L’artilleur de la MOSKOVA : le général SORBIER (1762-1827)
 
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Biographie du général Jean-Barthélemot SORBIER 1762-1827

Né à Paris le 17 novembre 1762, Jean Barthèlemot SORBIER meurt le 23 juillet 1827 au château de la Motte à Saint Sulpice, dans la Nièvre.

D’ancienne noblesse, il choisit le métier des armes. En 1783 il est lieutenant en second au régiment de La Fère, alors en garnison à Valence, où le jeune Bonaparte, de sept ans son cadet, est affecté en novembre 1785. Ils s’y côtoient pendant une année, tissant quelques liens d’amitié.

A partir de 1791, Sorbier promu capitaine, prend part, d’abord à Strasbourg puis à Metz, à l’organisation et à l’instruction d’une compagnie qui sera à l’origine de la création de l’artillerie à cheval.

A l’Armée de Moselle, le 20 septembre 1792 lors de la bataille de Valmy, il commande la compagnie d’artillerie légère ; sa conduite lui vaut sa promotion au grade de chef d’escadron.

Il se distingue ensuite le 9 juin 1793 à la bataille d’Arlon en dispersant un carré de grenadiers hongrois ; il y reçoit sa première blessure.

Le 24 septembre 1793, l’État-major de l’Armée de Moselle, soupçonné d’être un lieu d’agitation aristocratique est dissout. Sorbier est renvoyé dans ses foyers. Il se retire à Nevers.

Le 1er avril 1795, il est réintégré par le Comité de Salut Public avec le grade de colonel et prend la tête du 3ème Régiment d’Artillerie à cheval à l’Armée de Sambre et Meuse. Sa conduite est remarquée le 4 juin 1796 à la bataille d’Altenkirchen où il commande l’artillerie de l’aile gauche de l’armée ; il eut un cheval tué sous lui.

Nommé général de brigade par Hoche en 1797, général de division en 1800, il est à l’Armée des Grisons avec Macdonald puis rejoint Davout de 1803 à 1806 dont il commande l’artillerie, notamment le 2 décembre 1805 à Austerlitz.

De 1806 à 1811, il commande en chef l’artillerie de l’Armée d’Italie, où sa réputation grandit encore, notamment les 5 et 6 juillet 1809 à la bataille de Wagram, où il eut quatre chevaux tués sous lui.

A partir de 1811, il commande l’artillerie de la Garde, où il se distingue à Smolensk le 17 août 1812, puis à la Moskowa le 7 septembre suivant.

En 1813, le commandement en chef de l’artillerie de la Grande Armée lui est confié. A ce poste, il se distingue particulièrement du 16 au 18 octobre 1813 à Leipzick, puis pendant la campagne de France.

A la mort du général Eblé, il est nommé Premier Inspecteur de l’Artillerie le 29 mars 1813, tâche dont il s’acquittera sous l’Empire jusqu’à la première abdication de Napoléon, puis sous la première Restauration. Il en gardera le titre aux Cent jours, mais ne prendra pas part à la campagne de 1814.

Fait Comte de l’Empire le 6 juin 1808, élu en mai 1815 par la Nièvre à la Chambre des représentants, par la suite mis à la retraite et exilé pendant dix-huit mois à Cognac pour avoir accepté la députation pendant les Cents-Jours, maire de Saint Sulpice sous la seconde Restauration de 1817 jusqu’à sa mort en 1827, le général Sorbier est titulaire des plus hautes distinctions impériales et royales.


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