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La symbolique de l’artillerie
 

Une devise

La devise de l’artillerie a été créée par le Cardinal de Richelieu : « Ultima ratio regum » (le dernier argument du roi). Cette expression explique initialement que l’artillerie est le dernier argument du pouvoir politique lorsque tous les autres ont échoué. C’est elle qui a donné la puissance au roi pour consolider son domaine en s’affranchissant des féodalités et des menaces aux frontières. C’est elle surtout qui sur un champ de bataille apporte la décision par la force et la précision de ses feux. Cette devise garde toute son actualité au service de la République et du droit.

Un symbole

L’artillerie toute entière se reconnaît dans un symbole, le sautoir de bombardes.

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Les deux canons croisés apparaissent dès l’Ancien régime. Ils sont codifiés sur les boutons d’uniforme de l’artillerie en 1791. Ils prolifèrent ensuite sur les plaques de shako, les gibernes, les ceinturons, tantôt accompagnés de l’aigle impériale, de la couronne royale et, à partir de 1871, de la grenade, ou encore de l’ancre de marine. A quelques variantes près, ce symbole est celui de la plupart des artilleries étrangères. Depuis l’adoption du béret, un nouvel attribut a fait son apparition en 1960. Le dessin du sautoir de bombarde est stylisé et comporte en plus un missile à la place de la grenade afin de marquer les nouvelles techniques de l’artillerie.

Des couleurs

Les couleurs de l’artillerie sont le bleu et l’écarlate (rouge). Généralement l’écarlate (couleur du feu) est plus particulièrement valorisé et marque les symboles de l’arme : sur le fond des insignes de manche ou de collet, sur les gilets d’armes, les fanions, les parements équestres, les foulards de parade, etc.

Le calot : de l’usage à la tradition

Jusqu’au milieu du 19ème Siècle, les coiffures portées en service ou en campagne sont le shako et le bonnet de police.

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De ces deux coiffures, le bonnet de police est resté en service sous une forme différente. Il est à l’origine du képi, mais aussi du « calot ».

L’appellation de « bonnet de police », vient d’une longue coutume qui consistait à faire prendre aux consignés et aux hommes de troupe détenus à la salle de police ou au cachot, leur bonnet à l’instant où la punition allait commencer.

En 1843, apparaît dans l’infanterie le bonnet de police à visière attenante en forme de casquette. Cette coiffure qui est adoptée sous le nom de képi, arrive dans l’artillerie française le 16 mai 1845.

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Le calot est une autre coiffure issue du bonnet de police. Elle est remise à la mode sous la forme de « calot de tradition ».

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L’usage de ce terme pour désigner la coiffure dont il s’agit ici, a cependant été consacré par l’habitude dans l’armée de terre. Dans le cas de l’artillerie, la définition de cette pièce d’habillement est « calot de feutre bleu à fesses et liserés rouge. »

Texte extrait de « Les traditions de l’artillerie et de l’artillerie de marine »


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