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Chapitre 8 - Rétraction et Restauration (1945 - 1954)
 

Chapitre 8 - Rétraction et Restauration (1945 - 1954)

Plan

1) Les mesures de réorganisation de l’après-guerre (1945-46),
-  11) La réorganisation de la fin 1945,
-  12) La réorganisation de 1946.

2) La restauration (1947 à 1954),
-  21) État des FTA en 1946,
-  22) Les mesures prises avant 1949,
-  23) Les mesures prises à partir de 1949,
-  24) Corps antiaériens ayant une existence éphémère,
-  25) Artillerie coloniale,
-  26) Renforcement du dispositif en Indochine,
-  27) Structuration des FTA.


D’un point de vue purement technique, l’équipement des unités de la DCA française ne progresse pas jusqu’à la fin des années cinquante. Les dix premières années qui suivent la seconde guerre mondiale sont marquées d’abord par la décroissance puis par la reconstitution de ses forces et la réorganisation de ses unités qui restent encore dotées des matériels issus du précédent conflit.

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1) Les mesures de réorganisation de l’après-guerre (1945-46)

Une fois terminées les hostilités contre l’Allemagne, il apparait utile et nécessaire de procéder à une réduction et à une restructuration des forces armées françaises.

Les très graves difficultés financières que connait la France dès la fin de 1945 imposent au pays des mesures d’économie rigoureuses, en particulier dans ses dépenses militaires.

L’Armée de terre doit pour sa part remplir ses obligations immédiates : occupation de l’Allemagne et maintien de l’ordre dans l’Empire, tout en subissant des plans de réorganisation successifs.

Les leçons de 1940 semblent déjà oubliées et la maîtrise absolue du ciel qu’ont acquise les Alliés à la Libération porte un grave préjudice aux jeunes FTA. Celles-ci ont d’ailleurs peu utilisé leurs canons, sauf parfois en tir à terre ; leurs véhicules ont souvent servi a d’autres fins que les leurs. Aussi subissent-elles en peu de temps des mesures drastiques de réduction : à de rares exceptions près, aucune des formations de FTA qui ont été créées de 1943 à la Libération ne poursuit son existence au-delà de 1946.

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11) La réorganisation de la fin 1945

Les premières mesures de réorganisation concernant le FTA sont dictées par la démobilisation des troupes qui génère une chute importante des effectifs.

À l’échelon corps d’armée, deux régiments d’artillerie antiaérienne lourde sont créés, chacun à trois Groupes de canons de 90 mm. Ils agrègent des éléments de Groupes lourds qui stationnaient en Allemagne.

Ce sont :

. Le 421° RAA (régiment d’artillerie antiaérienne), mis sur pied le 18/11/1945, formé à partir des 12°, 14° et 16°GAFTA, stationné en Allemagne, dont le 3° groupe est dissous le 16/2/1946 et remplacé par le 1/422° RAA. Il sera réduit à 1 seul groupe, le 3/1/1947.

. Le 422° RAA, mis sur pied le 1/10/1945, formé à partir des 11°, 15° et 17°GAFTA. Il sera dissous le 15/2/1946.

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12) La réorganisation de 1946

Le 11 février 1946, une nouvelle organisation de l’Armée de terre est planifiée. Elle institue des Groupements interarmées de composition fixe (équivalents d’une Brigade), sans FTA.

La structure divisionnaire est maintenue sans qu’on y trouve non plus d’unités de FTA : les Groupes de DCA divisionnaires sont donc condamnés à disparaître.

Un des aspects de la réforme de 1946 consiste à supprimer les Groupes divisionnaires de FTA et à disperser leurs batteries antiaériennes en les affectant comme "4ème batterie" à ceux des régiments d’artillerie classique qui font partie des Groupements blindés ou d’infanterie qui sont simultanément créés.

Cette "ventilation" ne va durer que trois ans et les batteries antiaériennes rejoindront les Groupes d’artillerie antiaérienne qui seront recréés en 1949, comme il est indiqué ci-après.

Origine Affectation 1946)Affectation 1949)
3/14°GFTA -> 4°RA 2/454°GAA
EM 36°GFTA -> 5°RA
2/36°GFTA -> 6°RA
2/31°GFTA -> 7°RA 2/485°GAA
4/39°GFTA -> 8°RA 3/452°GAA
3/31°GFTA -> 11°RA 3/485°GAA
1/14°GFTA -> 12°RA 1/454°GAA
1/32°GFTA -> 15°RA 2/452°GAA
3/38°GFTA -> 16°RA 1/481°GAA
2/21°GFTA -> 19°RA 3/454°GAA
1/36°GFTA -> 20°RA
1/31°GFTA -> 24°RA 1/485°GAA
3/37°GFTA -> 32°RA 1/453°GAA
2/14°GFTA -> 35°RA
2/32°GFTA -> 39°RA 1/8°RA
2/37°GFTA -> 47°RA 2/453°GAA
3/32°GFTA -> 54°RA 1/452°GAA
1/37°GFTA -> 60°RA 3/453°GAA
1/38°GFTA -> 68°RA 1/481°GAA
21°GCDCA -> 1°RAC
21°GCDCA -> 2°RAC

Se trouvent ainsi dissociés les Corps autonomes suivants :
-  14°, 31°, 32°, 36°, 37°, 38° et 39°GAFTA,
-  21°, 22° et 23° Groupe coloniaux de DCA.

Sont purement et simplement dissous, sans suite, les :
-  13°, 24°, 34°, 35°, 190° et 191°GAFTA,
-  40° et 41° Groupes coloniaux de FTA.
-  422°RAA, dissous le 15/2/1946.

Le 1/4/1947, le 12°GAAC (Groupe d’artillerie antiaérienne colonial) est formé à Castres. Un second groupe est formé à Toulouse en octobre 1948 d’où la création du 12°RAAC le 1/4/1950. Réduit ensuite à un Groupe en 1952, il formera un Groupe de marche le 1/9/1955 qui deviendra le I/12°RAAC, le 1/6/1956.

FTA maintenues en Afrique du Nord

Le 1/10/1946, est créé à Alger un Centre d’instruction appelé le Centre d’organisation des FTA n°30 (COFTA 30).

Dans la continuité des trois Groupements qui existaient avant-guerre, sont formés, le 1/6/1946, trois Groupes d’artillerie antiaérienne qui sont :
-  Au Maroc (Casablanca), le I/410°RAA (il y sera dissous en 1948),
-  En Algérie (Alger et Oran), le I/411°RAA. Il deviendra plus tard le 411° RAA, régiment appartenant à l’artillerie d’Afrique, le 1/3/1956, et participera aux opérations de maintien de l’ordre.
-  En Tunisie (Tunis) le I/412°RAA (il deviendra le 412°RAA le 1/4/1956, à Bizerte).

Les FTA en Extrême-Orient

Les événements survenus en Indochine en 1945 (invasion japonaise) y ont éliminé les deux régiments d’artillerie coloniale (4° RAC au Tonkin, 5° RAC en Cochinchine) qui possédaient chacun une batterie de DCA dotée d’autocanons de 75 mm modèle 1913.

Les hostilités terminées en Europe, la France entend retrouver son ancienne place en Asie. Le 13 août 1945, le vice-amiral d’Argenlieu est nommé Haut Commissaire de France pour l’Indochine et, le 16 août, le général Leclerc est nommé commandant supérieur des troupes en Extrême-Orient. Leurs missions sont de rétablir la souveraineté française dans les territoires de l’Union Indochinoise.

Le 15 octobre 1945 voit débarquer sur les quais de Saigon les premiers éléments du Corps Expéditionnaire Français en Extrême Orient (CEFEO) qui est composé essentiellement d’un Groupement de marche de la 2° DB et de la 9° DIC. L’ennemi aérien étant inexistant, les artilleurs antiaériens qui en font partie auront à se transformer en fantassins.

Le 26° GCFTA embarque à Marseille le 27/11/1945 à destination de l’Indochine, avec la 9° DIC. Il débarque le 3 janvier 1946 à Saigon, reçoit ses canons de 40 mm, le 11 janvier, et réinvente leur montage sur GMC, destiné à effectuer des tirs sol-sol dans des missions d’accompagnement. Huit de ces matériels sont d’abord réalisés, vingt seront construits sur place jusqu’en 1948 et ils participeront (jusqu’à usure complète) à de nombreuses opérations ponctuelles d’appui direct au cours desquelles leur intervention sera souvent déterminante.

Le Groupe est réduit à ses deux batteries B et C à partir de février 1946, puis dissous en juin 1946, ses éléments allant former la 13ème batterie du Régiment d’artillerie coloniale du Maroc, à quatre sections de 40 mm (c’est une composante du 5ème Groupe de l’AD9, qui comprend quatre batteries de tir et une Batterie d’état-major).

Les Forces françaises disposent aussi temporairement du Groupe léger de FTA des Forces expéditionnaires françaises en Extrême-Orient, formé au Maroc, qui débarque en Indochine le 8/2/1946 où il est dissous peu après.


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2) La Restauration (1947 à 1954)

21) État des FTA en 1946

Une fois passée la vague de dissolutions qui a suivi la Libération, la reconstitution de régiments d’artillerie antiaérienne (RAA) s’avère nécessaire et elle va s’étaler sur une dizaine d’années.

Comme on l’a vu précédemment, à la fin de 1946, ne restent réellement actifs comme corps de FTA, que :

-  Le 401°RAA à 2 Groupes (défense AA de Paris),

-  Le 421°RAA à 2 Groupes lourds (en Allemagne),

-  Le 405°RAA à 2 Groupes (Nîmes),

-  Trois Groupes en AFN : I/410°RAA, I/411°RAA et I/412°RAA,

-  Les formations d’AA envoyées en Extrême-Orient.

Il est alors jugé indispensable de grossir les rangs de la DCA, en faisant dans certains cas appel à des ressources extérieures à l’Artillerie.

Les règles de numérotation qui sont alors retenues pour les formations métropolitaines d’artillerie antiaérienne sont les suivantes :

  • FTA lourdes, équipées de canons de 90 ou 88 mm :

. Formations de défense aérienne : série 400,

. Formations d’AFN : série 410,

. Formations de corps d’armée : série 420.

  • FTA légères, équipées de canons de 40 mm :

. Formations de division d’infanterie : série 450 ,

. Formation de division blindée : série 480.

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22) Les mesures prises avant 1949

  • Transformation de régiments d’artillerie en FTA :

Février 1947 voit la transformation de deux régiments d’artillerie de campagne en Corps de FTA :

. Le 10°RA de Vannes prend l’appellation de 10°RAA ; (il deviendra le I/10°RAA le 1/7/1959).

. Le 61°RA est transformé à Belfort en 61°RAA le 16/5/1947 et conservera cette spécialité jusqu’en 1962 (un Groupe de marche y sera formé le 1/10/1955).

  • Création de Formations de défense aérienne :

Quatre régiments antiaériens sont recréés à un Groupe et seront étoffés par la suite. Ce sont :

. À partir du 1/9/1947, le 402°RAA, à Commercy puis Metz, ses éléments provenant du III/421.

. À partir du 1/11/1948, le 403°RAA, à Bordeaux et La Rochelle, par apports successifs venant du 401°RAA, puis en 1950 du 57° Bataillon d’infanterie et en 1954 du 433°RAA.

. Le 1/9/1948, le I/404°RAA est reformé au quartier Latour-Maubourg à Valence (Drôme). Il y devient 404°RAA le 1/1/1950.

. Le 1/9/1947, le 406°RAA est recréé à Amiens à partir du 2/421°RAA.

Le 11° Groupe léger colonial de FTA est créé à Casablanca le 1/6/1948 comme Centre d’instruction d’artillerie de côte et de DCA ; dissous le 31/9/1949, ses éléments complètent le I/7° RAC.

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23) Les mesures prises à partir de 1949

Signé le 4 avril 1949, le Traité de Washington institue un système de sécurité commune fondé sur un partenariat entre douze pays, dont la France. Pour les armées françaises, l’année 1949 est donc une année charnière et, dans l’Armée de terre, cette nouvelle situation amène la reconstitution des Divisions et la création en Allemagne de deux Corps d’armée.

Il s’ensuivra pour les FTA une suite de mesures de remontée en puissance.

À Hyères, le 16 mai 1949, le 1er Groupe du 405 devient le 407°RAA (le 2ème Groupe du 405 en devient alors son 1er Groupe). Le 1/4/1950, le 141ème Bataillon d’infanterie de Marseille-Aubagne est transformé, change d’appellation et devient le 2ème Groupe du 405. Le même jour, le 81ème Bataillon d’infanterie de Montpellier est transformé et devient le 3ème Groupe du 405.

  • Formations antiaériennes de corps d’armée

Revoient le jour et stationnent en Allemagne :
-  Le 422°RAA, recréé à un groupe le 1/4/1952 à Coblence,
-  Le 423°RAA, recréé à un groupe le 1/4/1952 à Kehl.

  • FTA des divisions d’infanterie

Trois formations d’AA légère, Groupes d’artillerie antiaérienne (GAA) formant Corps à trois batteries [1] de 40 Bofors sont mises sur pied en 1949 :
-  Le 452° GAA, à Verdun (batteries de FTA venant des 8°, 15° et 54° RA),
-  Le 453° GAA, à Wittlich, RFA, (batteries de FTA venant des 32°, 40° et 60° RA),
-  Le 454° GAA, à Lörach, RFA, (batteries de FTA venant des 4°, 12° et 19°RA).

  • FTA des divisions blindées

Trois formations d’AA légère, Groupes d’artillerie antiaérienne (GAA) formant Corps à 3 batteries de 40 Bofors sont mises sur pied :
-  Le 481° GAA, créé en 1949 à Châlons-sur-Marne (batteries de FTA provenant des 68°, 16° et 401° RA), envoyé à Trèves, RFA, en 1951,
-  Le 485° GAA, créé en 1949 à Worms, RFA, (batteries de FTA provenant des 7°, 11° et 24° RA), déplacé à Karlsruhe en 1951,
-  Le 486° GAA, créé en 1954 à Amiens et Rouen (ex-432°GAA), déplacé à Sedan en 1955.

Le cas du 457°GAA est particulier. Créé à Müllheim, par dédoublement du 454°GAA, le 1/3/1955, comme Groupe antiaérien à deux batteries de tir de la 7ème Division Mécanique Rapide, il est envoyé en Algérie et y sera transformé temporairement en groupe à pied sans matériel en 1956.

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24)Corps antiaériens ayant eu une existence éphémère

Ce sont les :

-  431°RAA, formé le 16/7/1954, au Fort de Nogent, à partir du 1er Groupe du 401°RAA. En garnison à Provins jusqu’au 1/8/1954, date à laquelle il a été dissous, ses éléments contribuant à former le Groupe II/402°RAA.

-  432°RAA, formé le 16/7/1954, au Fort de Nogent, à partir du 406°RAA. En garnison à Amiens et Rouen jusqu’au 1/9/1954, date à laquelle il a été dissous pour devenir le 486° GAAL (Groupe d’artillerie antiaérienne légère).

-  433°RAA, formé le 16/6/1954, à La Rochelle, à partir du 1er Groupe du 403°RAA, jusqu’au 1/9/1954, date à laquelle il a été dissous, ses éléments formant le Groupe III/403°RAA.

-  434°RAA, formé le 16/6/1954, à Hyères, avec des éléments provenant des 401° et 410°RAA, jusqu’au 1/9/1954.

-  465°GAA créé à Nevers en 1953 où il est transformé en 702°GAG (groupe d’artillerie guidée) le 1/7/1958.

-  469°GAA, Groupe formé le 1/8/1954 à Cherbourg, à une batterie de commandement et des services et une seule batterie de tir (dotée de huit canons tractés Bofors de 40mm et de huit Half-track M16). Élément organique divisionnaire de la 19° Division d’Infanterie. Le 469°GAA n’a pas été complété et il a été dissous le 31/1/1955, ses principaux cadres étant affectés à Müllheim pour y créer le 457°GAA.

-  475°GAA, Groupe d’artillerie antiaérienne parachutiste, créé le 1/9/1954, à Albi, à partir du 434° Groupe d’artillerie antiaérienne. Elément organique divisionnaire de la 25° Division (d’infanterie) parachutiste, entre 1954 et 1956. Il a été transformé en Centre d’instruction du 475°GAA le 1/6/1956 et il a été dissous le 15/7/1958.

-  477°GAA, Groupe d’artillerie antiaérienne parachutiste, créé le 1/4/1951 à Valence, avec des personnels provenant des 10°, 403°, 404° et 405°RAA. Il été transformé en IV/404°RAA le 1/2/1955, sauf sa 3°batterie qui est devenue à cette date la 477° Batterie antiaérienne parachutiste.

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25) Artillerie coloniale

Le 1/4/1947, le 12°GAAC (groupe d’artillerie antiaérienne colonial) est reconstitué à Castres. Un second groupe est formé à Toulouse en octobre 1948 d’où la création du 12°RAAC (régiment d’artillerie antiaérienne coloniale) le 1/4/1950. Réduit ensuite à un groupe en 1952, il formera un Groupe de marche le 1/9/1955 qui deviendra le I/12° RAAC, le 1/6/1956.

Le 458°GAAC (Groupe d’AA coloniale) est créé le 1/4/1951, à Coulommiers. Il y est transformé en Centre d’Instruction et Dépôt (CID) du 458°GAAC, le 1/6/1956.

Le GACACM (Groupement d’artillerie coloniale antiaérienne et de côte du Maroc est formé le 1/8/1947 à Casablanca avec le I/7° RAC (présent au Maroc depuis 1943) et un groupe d’instruction. Le 1/6/1948, le I/7° RAC devient autonome et forme le 7°GAAC, groupe d’artillerie antiaérienne colonial stationné à Casablanca et Mazagan qui devient lui-même le 7°RAAC, le 1/1/1953.

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26) Renforcement du dispositif en Indochine

La 5° batterie du 1/411°RAA est envoyée en Indochine en octobre 1949 où elle devient la 4° batterie du Groupe de marche du 64° Régiment d’artillerie d’Afrique, le 1/12/1949.

Le 1er GAACEO (Groupe d’artillerie antiaérienne coloniale d’Extrême-Orient) est recréé le 1/12/1950 ; il est transformé en RAACEO (Régiment d’artillerie antiaérienne colonial d’Extrême-Orient) à deux Groupes, le 1/11/1954 (à Tourane et Haïphong).

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27) Structuration des FTA

En 1952, le Commandement des FTA de DAT devient le Commandement des FTA, officialisant en quelque sorte l’émancipation de la spécialité antiaérienne puisqu’il possède "les mêmes prérogatives que celles d’une Direction".

Le 1/5/1952, l’ESAA (École de spécialisation de l’artillerie antiaérienne) succède au CPTAA, à Nîmes. Elle y dispose comme corps support du 407°RAA, qui y a été recréé le 16/5/1949 à partir du I/405° RAA.

S’y ajoutent les Centres d’instruction spécialisés d’Hyères et Strasbourg (radar) et de La Rochelle (transmissions).

Ainsi, au terme d’une quasi décennie d’oubli puis de remontée en puissance, les FTA ont-elles retrouvé un volume très significatif ; elles sont présentes dans toutes les grandes unités terrestres et possèdent 25 Groupes « lourds » et 15 Groupes « légers », en mesure de donner naissance à une centaine de groupes mobilisés.

De plus, et même si elle est assez faible, leur contribution à la défense aérienne du territoire est encore de mise.


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[1] Ce nombre de batteries sera porté à quatre dans tous les groupes divisionnaires, en 1951.


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