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Chapitre 4 - À la veille du second conflit mondial
 

Chapitre 4 - À la veille du second conflit mondial

Plan

1) La perception de la menace aérienne.

2) FTA et querelles interarmées.

3) L’accroissement des parcs de matériels.

4) L’inadaptation des FTA au futur conflit.

5) État des moyens antiaériens.

Trois annexes.


1) La perception de la menace aérienne

Dans l’Entre-deux-Guerres, les aviations militaires ont été beaucoup perfectionnées : les monoplans ont remplacé la plupart des biplans, les moteurs sont devenus de plus en plus puissants et les profils d’avions de plus en plus aérodynamiques. Les appareils volent de plus en plus vite (100 m/s) et de plus en plus haut.

La protection des équipages et des machines a été également prise en compte. Ces évolutions n’ont pas leur équivalent dans l’artillerie antiaérienne française, ce qui met les avions les plus modernes hors d’atteinte de plus de 50% de ses moyens.

Les appareils se sont aussi spécialisés : avions de reconnaissance, aviation d’assaut, chasseurs, bombardiers, avions de transport, de liaison, d’entraînement, hydravions.

Comme le démontrent la guerre d’Espagne (juillet 1926 à avril 1939) et l’invasion de la Pologne en septembre 1939, le concept d’emploi de l’aviation a changé : elle va être utilisée de la façon la plus intensive et dès le début des opérations. L’avion devient une composante indispensable de la « Guerre Éclair » à l’Allemande.

En France, les enseignements tirés ne sont pas les mêmes et le rôle de l’aviation est même encore minimisé, comme l’indique cette déclaration stupéfiante du général Gamelin , faite le 28/7/1938 :

« L’aviation ne jouera pas dans la prochaine guerre le rôle que certains chroniqueurs militaires prévoient pour elle. L’aviation sera très vite arrêtée dans son essor par l’usure du matériel et surtout par l’usure du personnel. L’aviation dans la prochaine guerre sera un feu de paille ».

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2) FTA et querelles interarmées

A partir de 1933, année qui a vu sa création, l’Armée de l’air est entre très souvent en opposition avec l’Armée (de terre) ; refusant toute subordination opérationnelle, elle réclame régulièrement et sans succès que lui soit rattachée toute la DCA, au nom de l’unité d’action dans la 3ème dimension.

Ces divergences aboutissent, le 6 février 1940, au document n°235/CAB/DN signé par le général Gamelin, intitulé "Instruction générale relative à l’emploi des FTA" et qui introduit plus de confusion qu’il apporte de réponses aux vrais problèmes.

Le terme de FTA (Forces terrestres antiaériennes) y apparait officiellement, celles-ci se répartissant désormais en 3 catégories :

-   Les FTA mobiles (autocanons ou canons tractés) opérant en zone des armées, qui dépendent du commandant en chef des forces terrestre,

-   Les FTA mobiles opérant hors de la zone des armées et les FTA chargées de la défense de points sensibles sur tout le territoire, qui dépendent du commandant en chef des forces aériennes,

-   Les FTA de réserve générale, à la disposition du chef d’état-major général qui peut les mettre à disposition de l’un ou l’autre des deux commandements précités.

La répartition des responsabilités se partage comme suit :

-   En temps de paix, le Ministère de la guerre traite de toutes les questions de personnel, de matériel et de l’instruction technique, alors que l‘instruction tactique est du domaine du Ministère de l’air,

-   En temps de guerre, la totalité des FTA restent subordonnée au Ministère de la guerre pour toutes les questions administratives et technique,

-   Le général commandant supérieur des FTA n’exerce aucun commandement et n’a qu’un rôle de coordination et de conseiller technique. Chargé d’étudier et de suivre l’emploi des FTA, il émet des propositions qu’il adresse aux trois autorités mentionnées ci-dessus et au commandant en chef sur le front nord-est.

Ces dissensions ont donc abouti à deux résultats négatifs : absence d’un commandement unique qui régirait l’emploi de tous les moyens concourant à la défense aérienne, et non-coordination des moyens aviation - artillerie antiaérienne. Il est aisé d’en déduire que les capacités de réaction et de concentration de la DCA n’en sortent pas améliorées.

Les missions générales et permanentes attribuées aux FTA sont les suivantes :
-   la "couverture aérienne", qui a pour objet de s’opposer aux aéronefs ennemis pour les détruire ou les empêcher de remplir leur mission, et d’augmenter le rendement de l’aviation amie,
-   le "renseignement".

L’unité d’emploi des FTA devient le Groupe, l’unité de tir est la batterie.

Les Groupes mobiles sont affectés au niveau « Armée », alors que les corps d’armée et les divisions n’ont pas de FTA organiques.

Les divisions d’infanterie doivent recevoir une batterie de 25 mm CA, les divisions mécaniques légères une batterie mixte antiaérienne-antichar.

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3) L’accroissement des parcs de matériels

Jusqu’à l’année 1935 et malgré les multiples plans et lois d’équipement, la budgétisation et la réalisation des matériels n’ont pas suivi correctement les décisions : le sous-équipement de la DCA n’a pas été compensé.

Le 7/9/1936, un programme général de modernisation des forces terrestres a été lancé. Ayant pour but avéré "d’adapter l’armée française à la puissance militaire allemande" , il vise à doter l’armée de terre de matériels plus modernes, à assurer les approvisionnements en début de conflit, à favoriser la mobilisation industrielle et à renforcer l’organisation défensive des frontières.

Ce programme est présomptueux en termes d’objectifs pour ce qui concerne la DCA, ainsi que ses additifs successifs dont les réalisations qui sont alors programmées devraient s’étaler parfois jusqu’en 1945.

C’est aussi le cas du programme de renforcement de la DCA qui est adopté le 2/5/1938, lequel chiffre à 94 milliards de francs la mise sur pied (d’urgence) d’une artillerie antiaérienne capable de prendre à partie les avions des basses aux très hautes altitudes et précise les besoins énormes de réalisations nouvelles, chiffrés ci-après :

Types de matériel nombre de batteries nombre de pièces délais de réalisation
Canons de 75 CA 89 356 1938-1941
Canons de 90 CA 120 480 1940-1945
Canons de 40mm (Bofors) n ?34avant le 1/9/1939
Canons de 25mm 160 (à 12 pièces) 19201939-1942
Canons de 25mm 589 (à 7 pièces) 4123 1939-1942

Le résultat pratique de ces différents plans d’équipement est d’aboutir à une grande disparité des armes (vingt modèles et calibres différents) et des munitions (grande variété, dans les fusées en particulier) avec les difficultés d’instruction, d’équipement, de maintenance et de gestion des parcs qui en résultent.

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4) L’inadaptation des FTA au futur conflit

La DCA va souffrir de la mauvaise qualité de son système d’alerte : aucun radar, limites naturelles du guet à vue, délai de réaction obtenu par les matériels d’écoute totalement inadaptés à la vitesse des avions modernes, réseaux de transmissions précaires.

La mobilité des pièces de DCA est médiocre : l’autocanon se déplace mal en dehors des routes, les tracteurs de remorques-canons (certaines pèsent 4 tonnes, sur un seul essieu) sont sous-motorisés, leurs délais de mise en batterie sont très longs. Changer de position un canon semi-fixe demande plusieurs jours et doit faire appel à des véhicules de transport extérieurs à l’unité. Les FTA sont donc incapables d’accompagner correctement la manœuvre terrestre.

En mai 1939, trente-trois batteries de 75 modèle 1930 disposent d’appareils de préparation de tir dépassé et ne peuvent tirer valablement contre des avions volant à plus de 250 km/h.

Toutes les batteries de 75 modèle 33 et trente-cinq batteries (la moitié) de canons modèle 32 ne possèdent pas de poste central de tir (PCT) et doivent tirer en extrapolant "à l’estime" ; les PCT des autres doivent être modernisés et les premiers d’entre eux - envoyés en ateliers - ne reviennent en unité qu’en juillet 1939.

Il n’existe que deux magasins centraux de matériels d’artillerie dont la localisation (Vincennes et Courbevoie) ne favorise pas l’exercice du soutien.

Bien que les existants en obus soient importants (sauf pour les canons de 25 mm), l’approvisionnement des pièces laisse toutefois à désirer.

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5) État des moyens antiaériens

51) Les formations de DCA

À l’avant-veille de la seconde guerre mondiale, il est prévu de disposer en métropole de neuf régiments d’artillerie de DCA qui sont :
-   Les 401° à 406° RADCA,
-   Le 407°RADCA, seulement en cours de formation à l’été 1939, en région parisienne ouest et nord-ouest.
-   Les 408°RADCA et le 409°RADCA dont la création est planifiée pour le 1/10/1939 mais qui ne seront pas mis sur pied.

En métropole, la DCA française à mettre sur pied de guerre comprend :

  • Aux Armées :

-   Les sept régiments existants qui sont répartis dans deux Brigades de DCA :

  • À la 31ème Brigade de Paris sont rattachés les 401°, 404°, 406° et 407°RADCA.
  • À la 32ème Brigade de Lyon les 402°, 403° et 405°RADCA.

-   Les batteries antiaériennes qui ont été placées dans des régiments d’artillerie classique.

  • En DAT :

-  De très nombreux Groupes et Batteries, dérivés des régiments d’active à la mobilisation, qui sont affectés aux Groupements régionaux de DAT, entités qui portent le numéro de leur région militaire d’appartenance.

-  Issu du dédoublement du 2°RAC, le Régiment d’artillerie coloniale de côte et de DCA qui a été créé le 1/7/1939 à trois Groupes (Toulon, Marseille, Carpentras). Concrètement, seul le Groupe mixte de Toulon verra le jour et deviendra à la mobilisation le Groupe colonial de côte et de DCA de Toulon, à deux batteries de côte et trois batteries de DCA.

-  Au sein du Groupement autonome de Corse, on trouve une batterie de DCA. Sa transformation en régiment est prévue pour le 1/10/1939.

  • Des Centres d’instruction à vocation antiaérienne :

Ils ont été implantés à Suippes, avec des annexes à Meaux, à Antibes (pour l’artillerie antiaérienne coloniale), à Satonay (AA automobile) et à Vincennes (pour les élèves-aspirants des FTA). Pour sa part le CPDCA est replié à Biscarrosse en septembre 1939.

La création du 8ème Régiment d’artillerie coloniale de côte et de DCA est aussi prévue mais elle ne sera pas concrétisée.

En Afrique du Nord, on trouve les sept batteries antiaériennes qui ont été rattachées aux régiments d’Artillerie d’Afrique numérotés de 62 à 67.

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52) L’ambition de la mobilisation

Le plan de mobilisation de 1935 a été amplifié en 1938 et 1939. Il est alors prévu que les RADCA disposeront de 68 batteries d’active et qu’ils fourniront les noyaux actifs de 450 batteries (et de 357 sections de mitrailleuses de DCA). On en trouvera la répartition en annexe 1 : « Les formations de FTA à la mobilisation ».

Les formations qui sont déployées en avril 1940 comprennent :

-  Vingt-neuf batteries de canons de 105 modèle 17/37,
-  Dix batteries de 105 sur plate-forme Ziegler,
-  Une batterie de canons de 100 mm de la Marine,
-  Cinq batterie de canons de de 94 mm,
-  Sept batteries de canons de 90 mm (Marine,
-  Trois cent quarante et une batteries de 75 canons de de modèles divers,
-  Neuf batteries de canons de 40 Bofors,
-  Cinquante-sept batteries d’autocanons de 75 (3 batteries par Groupe),
-  Trente batteries de canons de 75 sur remorque,
-  Quarante-trois batteries de canons de 25 mm CA,
-  Trois groupes de projecteurs (150 et 120 cm),
-  Vingt et une sections de ballons de protection.

Leur répartition entre DCA et DAT et sur les différents théâtres d’opérations figure en Annexe 2 : "Les batteries de FTA déployées à la date du 15/4/1940".

Les premiers mois de l’année 1940 sont mis à profit pour créer de nouvelles unités. Le nombre de batteries de 25 mm CA passe à 88. On forme aussi 16 nouvelles batteries de 75 antiaériens de tous modèles.

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53) Les matériels de DCA disponibles en mai/juin 1940

Il est impossible d’en donner un chiffre rigoureusement exact car les différentes sources accessibles se réfèrent à des dates différentes, ne font pas toujours de distinction entre matériels existants et matériels mobilisés et tiennent ou ne tiennent pas compte des livraisons parfois très importantes qui sont intervenues au cours des deux derniers mois précédant l’entrée en guerre. On y confond même parfois mitrailleuses et canons, pièces d’artillerie de DCA et moyens d’autodéfense dess troupes toutes armes.

Quoique qu’il en soit, les ordres de grandeur des chiffres indiquant la quantité d’armes antiaériennes mobilisées à l’entrée guerre sont impressionnants (on en trouvera la nature et le détail en Annexe 3 intitulée "Les armements antiaériens français à la veille du second conflit mondial").Cesont :

Pour l’autodéfense des troupes toutes armes, on dispose de :

-  270 mitrailleuses bitubes de 13,2mm,
-  487 canons de 20mm,

Pour la DCA des armées et la DAT, ce sont :

-  267 bitubes de 25mm,
-  512 canons de 25mm,
-  20 canons de 37mm Schneider,
-  42 canons de 40mm Bofors,
-  1.695 canons de 75mm de divers modèles ,
-  20 canons de 94mm Vickers [1],
-  150 canons de 105mm.

Au total, le nombre de canons antiaériens des unités combattantes (Armées et DAT) s’établit, le 21/6/1940, à environ 2.700 pièces dont 566 ont été récemment livrées.

Rapprocher ces chiffres du faible nombre d’avions allemands qui seront abattus (moins de 300) jusqu’à l’Armistice indique, sans ambigüité, que des lacunes graves ont du exister dans l’emploi, le déploiement et dans la mise en œuvre de ces matériels.

Évidemment, les efforts déployés "in extremis" ne suffisent pas à combler les insuffisances de DCA (criantes aux Armées) et on va même aller jusqu’à affecter à la DAT trois régiments de 75 de campagne et dix batteries de 105 de campagne qui sont destinés à faire des barrages antiaériens sur certains axes de pénétration potentielle.

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54) Les personnels

  • Organisation de la formation

Depuis 1918, la DCA n’a pas échappé à "l’utopie de l’automatisation"’ qui laisse croire que la mécanisation et l’automaticité introduites dans les armements antiaériens permettent de ne disposer dans les pièces que de quelques spécialistes entourés d’une main d’œuvre tout-venant.

La formation s’est donc focalisée sur les officiers et sur les servants spécialisés (télémétreurs et écouteurs) puis sur les sous-officiers, progressivement regroupés pour être formés à l’école de Metz, l’instruction des autres étant laissée à la charge des régiments.

Le système retenu pour la montée en puissance des forces antiaériennes d’active les pénalise gravement puisque, outre la préparation de leurs propres personnels, elles sont aussi chargés de l’instruction des personnels des unités de Défense aérienne du territoire et de ceux des formations dont elles assurent la mise sur pied lors de la mobilisation.

Dispenser la formation aux réservistes n’y est pas prioritaire et les très nombreux Groupes antiaériens et batteries autonomes qui doivent provenir de la mobilisation seront servis en très forte majorité par des personnels peu ou mal instruits, et mal entrainés. Pour leur part, les officiers mobilisés n’ont pas brillé par leur assiduité aux cours qui leur étaient destinés.

Le CPDCA est replié à Biscarrosse en 1939, tandis que sont créés des centres d’instruction à Suippes (avec annexe à Meaux), Antibes (artillerie coloniale), Satonay (automobile) et, le 26/4/1940, Vincennes (aspirants de réserve).

  • L’entraînement des unités

La pratique du service en campagne au sein des régiments "canons" se fait par Groupes, rarement au cours d’une manœuvre régimentaire.

Les écoles à feu annuelles ou biannuelles se déroulent dans les champs de tir nationaux : Antibes, Toulon, Cazaux et Suippes dont les caractéristiques qui ne permettent pas toujours de tirer dans des conditions représentatives de la réalité. En 1939, il est même envisagé d’envoyer la DCA et les troupes toutes armes s’entraîner aux champs de tir d’infanterie de Granville et des Sables d’Olonne.

Le champ de tir de Biscarrosse, qui répond totalement au besoin, n’a été ouvert qu’en 1936.

  • Les effectifs

En 1939, le déficit des effectifs dans l’artillerie, en général, est de l’ordre de 30%. Il est de 40% dans les unités de DCA.

La disproportion active/mobilisation n’échappe qu’en partie au Commandement qui décide, le 26/10/1939, de mesures de renforcement des FTA, applicables entre le 1er janvier et le 30 juin 1940, par apport de 30.000 hommes supplémentaires afin de constituer les unités nouvelles (personnel à provenir des inaptes de l’infanterie et de la cavalerie) et de la création d’un Centre organisateur de l’artillerie de DCA fort de 13.000 hommes, répartis entre Chartres, Châteaudun et Créancey et Voves.

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55) Des unités originales

  • Les batteries de canons de 75 modèle 1932

En septembre 1938, au moment de l’alerte de Munich, des batteries de canons antiaériens de 75 modèle 32 sont réparties dans les Forts qui entourent Paris.

Ce type d’unité, représentatif de la structure comprenant un poste central de tir, est organisé comme suit au profit de canons directement dépendants :
-   un poste d’écoute, dont le détecteur acoustique est constitué de quatre cornets disposés en moulin à vent. Il permet une poursuite approchée de la cible,
-   un poste optique, avec sa lunette 12 x 70 montée aussi en théodolite. Il reçoit le gisement et le site donné par le capteur acoustique, affine leurs valeurs si l’état du ciel le permet, transmet à son tour au télémètre le gisement et le site de la cible et la désigne ainsi au télémétreur,
-   un télémètre stéréoscopique de base 3 ou 4 mètres et de grossissement 25, monté sur un pied, orientable en gisement et site de manière à pouvoir poursuivre la cible et obtenir sa distance,
-   un calculateur central, qui reçoit les informations gisement, site et distance en provenance du poste d’écoute ou du poste optique et du télémètre, puis les transforme en élément de tir pour les pièces d’artillerie. Il tient compte aussi de la parallaxe de chacune des pièces de la batterie et des données balistiques (hausse, durée de trajet, vitesse du vent,...).

  • La DCA sur voie ferrée

Trois trains de DCA figurent à l’Ordre de bataille d’avril 1940.

Assemblées à Voves (au sud de Chartres), les 21ème, 22ème et 23ème batteries du VIIème Groupe du 404ème RADCA se composent chacune de 4 wagons plats modifiés (porte-canons), d’un wagon de conduite de tir (PC du type 1932),d’un wagon plate-forme (écoute-détection), d’un wagon citerne double (eau et fuel), de deux wagons bas ou surbaissés, d’un wagon de commandement et d’administration, d’un wagon atelier couvert et de wagons de servitude. Une locomotive et une draisine diesel-électrique de 120 CV sont affectées à la traction et à la manœuvre de chaque train.

Ces unités ferroviaires ont effectué leurs écoles à feu à Sissonne.

Elles feront d’abord campagne en Belgique et dans le Nord de la France. Puis une batterie sera placée en défense antichar dans la banlieue de Paris, le long de la Nationale 7, là où il devait sans doute y avoir une voie ferrée bien située.


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[1] Tir AA anglais avec le 94 mm, APT Wikers et télémètre. Le même que les 5 batteries acquises par la France en 1939. Ce film met en évidence les thèses du général Pagezy sur la préparation du tir et la notion d’avion futur.

Armements AA francais à la veille de la 2°GM

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