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Wagram
 

Wagram

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Une bataille emblématique de l’art de la guerre et de l’artillerie

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Au printemps de 1809, Napoléon poursuit les armées autrichiennes le long du Danube. Il masse ses troupes à l’est de Vienne sur l’île de Lobau qu’il fortifie pour être en sûreté. Le 5 juillet, il fait face aux troupes adverses placées en arc de cercle de l’autre côté du fleuve, tout près d’un petit village appelé Wagram. Cette bataille est incertaine et l’Empereur préfère rompre ces combats préliminaires, en fin d’après midi, afin de préserver sa liberté d’action.

Le 6 juillet, Napoléon veut une bataille décisive. Possédant de très bons renseignements sur le dispositif autrichien, il engage une partie de ses divisions sur les ailes afin d’obliger les Autrichiens à dégarnir leur centre. Il choisit ensuite de dénouer l’action par la mise en oeuvre, sur ce centre, d’une formidable masse d’artillerie commandée par le général Lauriston.

Les deux régiments d’artillerie de la Garde aux ordres des colonels Drouot et d’Aboville sont d’abord engagés. L’arrivée des vingt-quatre pièces du 7ème corps et de seize pièces de l’armée d’Italie complète le dispositif qui est réaligné par Drouot.
Il y a alors 100 pièces sur un front de 1 400 mètres.

Très vite la supériorité des canons Gribeauval, la précision des tirs et la concentration des efforts affaiblissent considérablement les troupes autrichiennes et autorise la contre-offensive projetée par Napoléon.

Avec l’appui de cette « grande batterie » et la concentration de ses feux, les divisions d’infanterie commandées par Mac Donald enfoncent les lignes autrichiennes. Sous la menace de se voir coupée en deux et débordée sur ses ailes, l’armée autrichienne recule. L’artillerie manoeuvre encore et participe à la poursuite. Au soir du 6 juillet, les armées autrichiennes sont en pleine retraite ; elles ont perdu 22 000 hommes et autant de prisonniers.

A Wagram, l’artillerie française a tiré près de 100 000 boulets. Sans artillerie pas de victoire de Wagram. Les artilleurs, par leur savoir faire et leur fougue, ont décidé du sort de la bataille et de l’issue de la campagne. L’Autriche est contrainte à demander la paix. Wagram est une victoire tactique, stratégique et politique.
Lieutenant-colonel Gilles AUBAGNAC Conservateur du musée de l’artillerie
Created by DiDa - http://www.faico.net/dida/

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Les artilleurs, toutes spécialités confondues, se reconnaissent dans une victoire qui a mis en avant leurs qualités : Wagram. Aujourd’hui comme en 1809, l’artillerie, au coeur de la mêlée coordonne, délivre des feux et met en oeuvre des moyens toujours à la pointe du progrès au profit d’une action d’ensemble, dans un cadre interarmes. Wagram, c’est l’âme de l’artillerie, c’est la force de l’imagination canalisée, c’est la puissance de la volonté affirmée, c’est l’efficacité de la compétence partagée. L’artillerie est l’arme de la décision. L’artilleur est un soldat : homme d’équipe, disponible aux autres, ouvert à celui qu’il appuie, rigoureux et toujours à l’affût d’initiatives. Il est animé par une prédisposition à comprendre, travailler, proposer et côtoyer des personnes issues de milieux et de cultures différents, en respectant leur spécificité. L’artilleur est l’homme des solutions.
Esprit de corps, traditions et identité de l’armée de terre, EMAT, septembre 2003 (page 17).

Commémorations de cette bataiile

2016 - Cérémonie d’adieux au général Royal :

WAGRAM et le Général ROYAL célébrés à Draguignan from Honnorat jean claude on Vimeo.

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