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Historique de l’artillerie sur Voie Ferrée
 
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Dès le début de la Guerre 1914-1918. Il apparaît une insuffisance d’équipement en artillerie lourde. Parmi les projets figure celui de l’artillerie lourde sur voie ferrée.

Cette nouvelle composante est intégrée à la 1ère division de la Réserve Générale d’Artillerie Lourde, réserve stratégique créée par le général Nivelle en janvier 1917. Elle participe à la manœuvre globale par coups de bélier successifs, que le général Foch conduira en 1918.

On procède d’abord à l’installation de canons lourds sur des plates-formes. On distingue :

  • les canons "tous azimuts" parmi lesquels on trouve les matériels de côte les plus légers, sans lien élastique, ancrés et dotés de vérins, qui peuvent tirer de tout point d’une voie ferrée ; on y trouve par exemple un canon de 240mm pesant 140 tonnes et dont la portée atteint 23km ;
  • les canons "à glissement" dont le tir s’effectue sur épi courbe pour ramener le tube, après recul, sur la direction voulue ; on y trouve :
    • le 305mm modèle 1906-1910 pesant 340 tonnes et à de 30km de portée ;
    • l’obusier de 520mm Schneider, de 250 tonnes et de 15km de portée (à la fin de la guerre) ;
  • les matériels "à berceau", dotés de frein élastique, tirant à partir de plates-formes sur épis droits, longs à construire ; on y trouve :
    • le 340mm de marine tirant à la plus grande portée, 40 km ;
    • le 400mm de Saint-Chamond, tirant à 15km (qui a participé à la reprise du fort Douaumont).

L’organisation de cette artillerie est rappelée à l’intérieur de cet article.


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