Histoire de l’Artillerie, subdivisions et composantes. > 1- Histoire de l’Artillerie > Histoire de l’artillerie terrestre à travers ses grandes évolutions >
6- Conclusion,
 

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Au cours des siècles, les sauts technologiques majeurs ont été variables suivant les pays. La France, la Suède et la Prusse puis l’Allemagne sont sans doute les états qui ont, à un moment ou à un autre, le plus marqué l’histoire de l’Artillerie.

Depuis la fin de la Grande Guerre, le canon lui-même n’a fait guère de progrès : plus gros, plus loin, avec un moteur, un châssis blindé..., mais il n’y a pas de véritable saut technologique. De façon caricaturale on pourrait dire que, depuis le frein du 75 en 1897, il n’y a que des améliorations.

En revanche, les progrès se situent ailleurs, dans le système global de l’artillerie et non pas sur les tubes eux-mêmes. Il s’agit d’abord de la radio à partir des systèmes américains de la Seconde Guerre mondiale qui ont permis d’abolir le temps entre l’avant et l’arrière, entre celui qui tire et celui qui voit. Ensuite, dans les années 1970 - 1980, un autre saut technologique est caractérisé par tout ce qui a trait à la topographie grâce aux systèmes lasers puis aux satellites ainsi qu’aux moyens de calculs informatisés. Pendant des siècles, la seule certitude topographie était l’endroit où se trouvait le canon ; l’objectif, par nature un endroit du terrain où l’on ne se trouve pas, était dans une incertitude topographique et donc en dépit de tous les efforts faits pour la précision du tir, celle-ci était tributaire de la précision du calcul topographique de l’objectif.

Aujourd’hui le saut technologique est constitué par les munitions puisque l’on tend, peu à peu, vers la mise en oeuvre de munitions dites "intelligentes ".

Au-delà de cela, c’est aussi l’emploi de l’artillerie qui change. Un conflit majeur opposant les pays occidentaux ne semble pas à l’ordre du jour. Il n’est plus nécessaire de pouvoir mettre en jeu de nombreux régiments d’artillerie quelque part en centre Europe. En revanche, les combats asymétriques qui semblent prévisibles pour les années à venir, demandent un canon qui soit capable de tirer seul, sans une infrastructure imposante, et qui puisse être aérotransportable. C’est actuellement le choix fait par l’armée française avec le canon CAESAR, de 155mm avec un tube long de 52 calibres 7 pour atteindre des portées de l’ordre de 40 km avec des obus à propulsion directionnelle. Ce canon, fabriqué par Giat Industrie, est actuellement en expérimentation dans les armées françaises et sera mis en service en 2008

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