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1930 - L’artillerie française au début des années 1930
 

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Essai de Rémy Scherer qui porte essentiellement sur les enseignements tirés de la Grande Guerre sur le commandement de l’artillerie au niveau du Corps d’armée et la répartition des tâches avec les directions et services de l’Arme.

Partant de le fin des années 1920, il donne un aperçu de l’organisation et de ses évolutions au début des années 1930.

En raison de la précision de cette étude, le document complet est accessible à partir de ce portail sur les sites associatifs de l’artillerie.

Plan de l’essai

  • Introduction
  • La direction de l’artillerie
  • Les unités combattantes
  • L’artillerie affectée aux divisions d’infanterie
  • Autres unités d’artillerie
  • La Coloniale
  • Les unités de soutien
  • Les unités d’ouvriers d’artillerie
  • Centres de mobilisation
  • Écoles et centres d’instruction
  • Établissements de l’artillerie
  • Sources principales

Introduction

Au niveau territorial, la fin de la 1° guerre a pour conséquence une réorganisation du commandement de l’artillerie dans le souci d’une plus grande centralisation.

À partir de 1920, un officier général commande l’artillerie du corps d’armée. Il a sous ses ordres directs les troupes d’artillerie ne relevant pas des divisions d’infanterie ou de cavalerie, les troupes du train et des équipages militaires ; au moins jusqu’en 1927.

Il partage également une partie du commandement du ou des parcs régionaux, des bataillons d’ouvriers d’artillerie et des entrepôts de réserve générale de munitions, notamment en matière d’instruction technique. Car les questions de service général et courant, la discipline ou le casernement de ces établissements relèvent par contre du commandement du directeur du service de l’artillerie de la région. En ce qui concerne plus précisément les parcs régionaux qui peuvent comprendre un parc principal et des annexes (parcs annexes, dépôts de matériel automobile...), le commandant est le chef de l’administration de l’établissement en question.

Une autre modification des troupes de l’artillerie est liée à la loi du 13 juillet 1927, portant sur l’organisation générale de l’armée et la loi des cadres et effectifs du 28 mars 1928. Cette loi fixe le nombre des divisions d’infanterie métropolitaines à 20. Dans ce cadre, de nombreuses disparitions, créations et de transformations d’unités ont lieu.

L’artillerie comprend, durant l’entre-deux guerres, les corps de troupe, les centres de mobilisation ainsi que les écoles et centres d’instruction.

Les corps de troupe sont composés de régiments d’artillerie (artillerie hippomobile, artillerie automobile, défense contre aéronefs, artillerie à pied, artillerie lourde sur voie ferrée), de groupes de repérage, de bataillons et de compagnies d’ouvriers d’artillerie.

Rémy Scherer poursuit son essai en listant les différentes unités de l’artillerie.


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