Histoire de l’Artillerie, subdivisions et composantes. > 2- Histoire des composantes de l’artillerie > L’artillerie de Campagne >
Actions en 1918, des unités d’artillerie au plan de bataille 2018.
 

Retour

Domaine d’étude limité, dans le cadre du centenaire de la Victoire de 1918, aux organismes d’artillerie dont les étendards restent déployés en 2018.

Article en construction.

Artillerie métropolitaine et d’Afrique

Created by DiDa - http://www.faico.net/dida/

1er RAC 3ème RAC 8ème RAC
1er Régiment d'artillerie de campagne 3ème Régiment d'artillerie de campagne 8ème Régiment d'artillerie de campagne

Le 1er RA tient le front dans la région de Massiges où il fournit l'appui direct de la 16 DI. En effet, l'efficacité de l'artillerie lourde permet à l'artillerie de campagne de se consacrer à l'appui rapproché de leurs grandes unités de rattachement.
Les actions tant offensives que défensives pendant plus de dix mois valent à l'étendard sa troisième inscription: MASSIGES 1917 - 1918.
Enfin lors des dernières offensives, les artilleurs du 1er RA sont engagés sur l'Aisne, puis plus au Nord autour de Montcornet lors du franchissement de la vallée de la Serre en direction de la frontière belge.

Le 3e RA combat en Alsace jusqu'en avril 1918. Il suit alors sa division dans la manœuvre de colmatage du front des Flandres qui a déjà rompu à plusieurs reprises.
Ce sont les combats du Mont des Cats fin avril-début mai 1918, livrés d'emblée au débarquement des trains.
Mais surtout c'est en octobre que les artilleurs du 3e RAC, à l'attaque depuis fin août au Nord de Soissons, écrivent leur dernière page de gloire dans ce conflit : LA SERRE 1918 qui vient reconnaître trois mois d'engagements successifs sur le Chemin des Dames, en forêt de Saint-Gobain et enfin à Vervins et Signes le Petit où le régiment cantonne le 11 novembre.

Le 8e RA est engagé dans la plupart des endroits brûlants du printemps 1918 en Picardie devant Amiens en avril, aux Monts des Flandres en mai où ses batteries interviennent « à débouché zéro », puis aux lisières Est de la forêt de Villers-Cotterêts qu'elles interdisent à l'ennemi lors de l'ultime offensive allemande en juin.
Prenant part ensuite aux offensives alliées, de la contre-attaque furieuse lors de la seconde Bataille de la Marne en juillet jusqu'à la libération du Sud de la Belgique, sur l'Escaut et la Lys, ses artilleurs y gagnent une ultime inscription sur les soies de l'étendard : SOISSONNAIS 1918.

1er RA-BOUROGNE CEPC-3è RA-MAILLY GRS- NE-NANCY

x

Created by DiDa - http://www.faico.net/dida/

17ème RAC 20ème RAC 28ème RAC
17ème Régiment d'artillerie de campagne 20ème Régiment d'artillerie de campagne 28ème Régiment d'artillerie de campagne

Le 17e RA est maintenu dans la région de Verdun pendant l'hiver 1917 - 1918.
Ayant passé sa mission à des unités américaines, il est envoyé sur le front de la Somme fin avril 1918 où il relève lui-même des Britanniques.
Après avoir essuyé avec succès le choc de deux offensives allemandes en mai et juin, il rejoint le front de Champagne et participe à l'offensive générale de fin août.
Partis de la région de Tahure, ses artilleurs participent à la libération de SOMME-PY début septembre, puis de Vouziers en octobre.
Se préparant ensuite pour l'offensive de Lorraine, ils sont arrêtés dans leur élan par l'Armistice du 11 novembre.

Le 20e RA stationne début 1918 sur le front de Lorraine où la guerre de coups de main oblige à des interventions ponctuelles, violentes et très risquées du fait de l'imbrication des troupes amies et ennemies.
Passés en réserve de front derrière l'Avre en avril 1918, puis sur l'Aisne en août, les artilleurs du 20e RAC participent aux offensives devant Soissons.
Franchissant successivement les obstacles naturels des vallées de l'Ailette et de la Serre, ils y bousculent les Allemands en retraite et gagnent deux inscriptions sur leur étendard : L'AISNE 1918 et LA SERRE 1918.

Héroïque à VERDUN en 1916, le 28e RA a été complètement reconstitué en 1917. Début 1918, il est maintenu sur le Chemin des Dames face au Moulin de Laffaux et subit le choc majeur de l'offensive de juin.
Retiré du front pour se réorganiser, il est partie prenante de l'offensive générale de Champagne en septembre, atteignant les vallées de la Retourne, l'Aisne et La Serre où il apprend la nouvelle de l'Armistice.
Les artilleurs du 28e RAC s'illustrent brillamment et ajoutent deux inscriptions sur leur étendard : L'AISNE 1918 et CHAMPAGNE 1918.

17e GA-BISCAROSSE STAT-20è RA-SATORY 28e GG-HAGUENAU

x

Created by DiDa - http://www.faico.net/dida/

35ème RAC 40ème RAC 54ème RAC
35ème Régiment d'artillerie de campagne 40ème Régiment d'artillerie de campagne 54ème Régiment d'artillerie de campagne

Après un engagement déterminant, fin mars début avril devant NOYON, le 35e RA revient sur le Chemin des Dames et subit lui aussi le choc majeur de l'offensive allemande de juin.
Passés fin juin dans les Vosges où ils appuient les chasseurs sur l'Hartmannswillerkopf, les artilleurs du 35 sont en Champagne pour l'offensive générale d'octobre 1918 et se signalent lors de la libération de SOMME-PY et d'Attigny sur l'Aisne.
Obliquant à l'Est, ils font ensuite leur jonction sur la Meuse avec les troupes américaines qui remontent vers le Nord depuis la région de Verdun.

Déjà titulaire de la fourragère aux couleurs de la croix de guerre, le 40e RA est maintenu dans la région de Pont-à- Mousson jusqu'en mai 1918.
Ramenés sur la Marne, ses artilleurs sont déterminants lors des combats devant Dormans au cours de la 2nde Bataille de la Marne les 18 et 19 juillet 1918.
Ces succès tant défensifs qu'offensifs leur valent l'inscription REIMS 1918 sur leur étendard.
En réserve pendant un temps sur le front de Lorraine, c'est finalement en Champagne qu'ils participent à l'offensive générale, poussant leur avantage jusqu'à Sedan où ils apprennent la nouvelle de l'armistice.

Le 54e RA tient le front devant Mulhouse début 1918, avant de participer à la bascule générale des troupes françaises les plus aguerries vers la Picardie pour faire face aux offensives allemandes.
Engagés en arrière du Mont Kemmel en avril puis à Ville-en-Tardenois au Sud-Ouest de Reims en mai et juin, les artilleurs du 54e RAC y gagnent leur ultime inscription sur l'étendard FLANDRES 1918.
Par la suite, ils prennent part à l'offensive générale en Champagne, de Somme-Py jusqu'à l'Aisne qui les amène à participer à la libération de Rethel.

35e RAP-TARBES 40è RA-SUIPPES 54e RA-HYERES

x

Created by DiDa - http://www.faico.net/dida/

61ème RAC GACA 1 à 10 1er RAM
61ème Régiment d'artillerie de campagne Groupes d'artillerie de campagne d'Afrique 1er Régiment d'artillerie de montagne

Les Diables Noirs du 61e RA interdisent le passage de l'Avre à MONTDIDIER lors des offensives allemandes d'avril et mai 1918.
Ils y gagnent leur ultime inscription sur l'emblème et la cinquième citation que vient compléter la sixième gagnée de haute lutte lors de la défense des points de passage autour de Château-Thierry lors de la 2nde Bataille de la Marne.
Le 61 participe encore à la poursuite de l'ennemi en Champagne, fin août, et finit la campagne sur l'Aisne à Vouziers, légitimement fier de l'honneur de porter la fourragère aux couleurs de la Médaille militaire, avant de recevoir celle de la Légion d'honneur en 1921.

Toujours rattachés à la 37e DI pour les uns et à la Division Marocaine pour les autres, les GACA 1 à 5 assurent par roulement la garde d'un étendard unique, sur lequel quatre inscriptions témoignent des combats livrés.
L'engagement des différents GACA, en Macédoine (deux groupes), au Maroc notamment dans le Tafilalet et la vallée du Ziz (un groupe) ainsi que sur le front de France est récompensé tant par plusieurs citations de groupes à l'ordre de l'armée que par l'inscription PICARDIE 1918 sur les soies de l'étendard unique des différents GACA.

Présent en France, en Italie et en Serbie, le 1er RAM compte, en 1918, 31 batteries de tir organisées en dix groupes.
Les groupes II à IV, en Italie, prennent part à la victoire de Vittorio Veneto en septembre 1918.
Les groupes V à X s'illustrent dans les Balkans, sur la Tcherna en avril puis en Macédoine, avec l'entrée dans Uskub, en septembre.
Les artilleurs de montagne y gagnent la troisième inscription sur leur étendard : DOBROPOLJE 1918.
A la fin de l'année 1918, un groupe du 1er RAM participe au Corps d'occupation de la région de Constantinople, capitale de l'ex-Empire Ottoman.

61e RA-CHAUMONT 68è RAA-La VALBONNE 93e RAM-VARCES

Artillerie Coloniale

Created by DiDa - http://www.faico.net/dida/

1er RAC 3ème RAC
1er Régiment d'artillerie coloniale 3ème Régiment d'artillerie coloniale

En 1918, le 1er RA Coloniale ne déroge pas à son destin de gardien d'une part du front de Champagne.
Dans le secteur de Saint-Thierry au Nord-Ouest de Reims, les bigors du 1er de l'arme contribuent à former le coin avancé de la défense de la ville des sacres, même aux heures les plus sombres de l'avancée allemande. Les combats de juin éprouvent leurs rangs, mais confirment leur valeur.
Mi-août, ils retrouvent leur terrain habituel de combat face à la Butte de Tahure et la Main de Massiges avant de reprendre la guerre d'offensive jusqu'à Rethel qu'ils atteignent fin octobre 1918.

Depuis février 1918, le 3e RA Coloniale est transformé en régiment porté.
Ses canons de 75mm, chargés sur les plateaux arrière de véhicules automobiles, lui donnent une allonge tactique et une vitesse de déplacement inégalées.
Ces qualités l'amènent à être engagé dans trois actions majeures de colmatage du front face aux offensives allemandes : près de Noyon en avril, au sud-ouest de Soissons en juin et vers Villers-Cotterêts en juillet.
Par la suite, les Bigors du 3 renouent avec l'offensive sur l'axe allant de Laon à Crécy- sur-Serre, gagnant l'inscription LA SERRE 1918 pour leur étendard.

11e RAMa-LANDE d'OUÉE 3è RAMa-CANJUERS

Les écoles d’artillerie

Created by DiDa - http://www.faico.net/dida/

Les Écoles d'artillerie

Organisées avant-guerre pour former quelques centaines d'officiers chaque année, les écoles d'artillerie se sont multipliées en 1918 :
- l'École d'application à Fontainebleau,
- l'École militaire de l'artillerie sur le même site avec ses annexes : Centre de perfectionnement d'artillerie à Sézanne (créé en mars 1918) et École d' automobile et de projecteurs co-localisée avec l'EA.
Pour l'instruction de la défense contre les avions, l'École d'Arnouville est repliée sur Avord en mai 1918 au plus fort des offensives allemandes.
Enfin à Saumur, l'école dédiée à la formation de l'artillerie des USA sort 20 aspirants chaque mois.
Ces différentes écoles ont fort à faire pour former les officiers aptes à encadrer le million d'hommes que compte l'artillerie française et les 350.000 de l'artillerie américaine.

EA-DRAGUIGNAN


____________

Base documentaire des Artilleurs