L’organisation de l’Artillerie > 1- Des débuts à la fin du XIXè siècle > L’artillerie de la République du 4 septembre 1870 > L’artillerie de l’Armée du Nord (octobre 1870 - mars 1871) >
6- Epilogue
 

Épilogue

Le 20 janvier 1871, le gouvernement de la Défense nationale se résout à la capitulation après négociations. A Paris, le manque de vivres, le bombardement quotidien et la succession des échecs militaires provoquent une agitation croissante de la population parisienne qui fait craindre au gouvernement une révolte. Il décide donc de cesser le combat au plus vite. De plus, en province, les armées de la Loire, de l’Est et du Nord ne peuvent plus vaincre les troupes allemandes pour dégager Paris.

Le 22 janvier, des Parisiens excédés par la faim et les bombardements, réclament l’élection d’une commune. Une fusillade éclate entre les manifestants et les gardes nationaux faisant cinq morts et une vingtaine de blessés.

Pressé d’en finir, le gouvernement adresse secrètement, le lendemain, une demande de négociation au ministre-président Bismarck. Le 26 janvier un armistice est signé et aussitôt appliqué. Le 28 janvier 1871 sont signées les conventions militaires.

L’armistice général intervint le 15 février 1871.

Néanmoins, ce jour, une dépêche du ministre de la guerre prescrit au général Faidherbe d’embarquer à Dunkerque, à destination de Cherbourg, le 22° corps d’armée, composé d’environ 18000 hommes et de 10 batteries d’artillerie.

Le 23° corps (24000 hommes), renforcé de plusieurs bataillons réguliers de nouvelle formation, doit rester dans la région du Nord. Il est envisagé de procéder à des inondations afin d’en rendre l’accès plus difficile à l’ennemi, au cas où l’armistice n’aboutirait pas.

L’embarquement du 22° corps dure six jours, du 18 au 23 février 1871.

Le général Faidherbe doit rester à Lille.

Conformément aux clauses de l’armistice, une assemblée nationale est élue au suffrage universel le 8 février 1871. Cette assemblée est majoritairement monarchiste et favorable à la paix. Elle investit le 19 février un gouvernement dirigé par Adolphe Thiers. Le traité de paix préliminaire franco-allemand est signé à Versailles le 26 février et ratifié par l’Assemblée nationale le 1° mars par 546 voix contre 170 et 23 abstentions.

Le 26 février, le général Lecointe, commandant le 22° corps, reçoit l’ordre d’échelonner ses troupes entre Flers et Caen. Mais les préliminaires de la paix arrêtent le mouvement. Quelques jours après, les troupes régulières de l’armée du Nord sont envoyés à Paris où la tranquillité est menacée, prélude à la Commune.

Dans ce cadre, une partie des unités d’artillerie du 22° corps seront utilisées lors de la répression de la Commune de Paris :

  • 3° et 3° bis batteries du 12° régiment ;
  • 1°, 2°, 2° bis, 2° ter, 3° bis, 3° ter et 4° bis batteries du 15° régiment).

Le 7 mars 1871, l’armée du Nord (23° corps) est licenciée.

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