L’organisation de l’Artillerie > 1- Des débuts à la fin du XIXè siècle > L’artillerie des deux Restaurations (entre deux Empires) > La brigade d’artillerie de la Garde royale : 1815-1830 >
6- La dissolution : 11 aout 1830
 

La dissolution : 11 aout 1830

En juillet 1830, les 1° et 8° batteries de la Garde, de trimestre avec les troupes de la Garde présentes à Paris, sont casernées comme de coutume à l’École Militaire. Elles marchent contre l’insurrection avec leurs 8 pièces, les deux obusiers de chacune de deux batteries sont laissés à l’École, leur utilisation n’étant pas souhaitée pour un éventuel combat de rues.

Le 29 juillet, 5 autres batteries de la Garde sont attelées à Vincennes et mises en marche en contournant Paris. Elles arrivent à Saint-Cloud le même jour, laissant pour la garde du fort de Vincennes 16 officiers et 369 canonniers. De là, l’artillerie est dirigée sur Rambouillet avec les autres unités de la Garde Royale. La Garde n’est pas engagée contre les mouvements révolutionnaires car Charles X décide de partir en exil. Le 3 aout, l’artillerie de la Garde est cantonnée à Chartres.

Après la Révolution de juillet 1830 et l’abdication de Charles X, le principe d’une Garde privilégiée s’avère incompatible avec les idées libérales qui ont élevé les barricades. Ainsi l’ordonnance du 11 août 1830 licencie la maison militaire et la Garde royale.

Pour suppléer à la disparition du régiment d’artillerie de la Garde royale, cantonné à Paris et à Vincennes, il est créé (ordonnance du 23 août 1830) une batterie d’artillerie à cheval appelée batterie de réserve de Paris. Elle est composée de 4 officiers, 102 sous-officiers et canonniers, avec 110 chevaux, dont 100 de troupe.

Le 26 novembre 1830, le 11° régiment d’artillerie ayant été organisé à La Fère, il y est incorporé la batterie de réserve de Paris.


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