L’organisation de l’Artillerie > 1- Des débuts à la fin du XIXè siècle > L’artillerie des deux Restaurations (entre deux Empires) > La brigade d’artillerie de la Garde royale : 1815-1830 >
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La seconde Restauration et la création de la Garde royale

Au second retour de Louis XVIII, après les Cent-Jours, la Maison militaire est rétablie par l’Ordonnance du 1° septembre 1815. Elle est profondément réduite et n’est plus composée que de quatre compagnies de Gardes du corps, d’une compagnie des Cent-suisses et d’une compagnie des Gardes de la Prévôté, soit une force d’environ 2 000 hommes.

Néanmoins, elle est complétée avec la création d’une Garde royale, chargée de veiller, avec la Maison militaire, à la sûreté et à la conservation de la personne du souverain. Le roi se réserve le titre de colonel général et il place à la tête de la garde royale quatre maréchaux avec le titre de majors généraux : le duc de Reggio (Oudinot), le duc de Bellune (Victor), le duc de Tarente (MacDonald) et le duc de Raguse (Marmont).

La Garde royale est principalement composée de :

  • Huit régiments d’infanterie (à trois bataillons chacun) dont deux régiments suisses ;
  • Huit régiments de cavalerie à six escadrons chacun ;
    • deux régiments de grenadiers à cheval ;
    • deux régiments de cuirassiers ;
    • un régiment de dragons ;
    • un régiment de chasseurs à cheval ;
    • un régiment de hussards ;
    • un régiment de lanciers.
  • Deux régiments d’artillerie et un régiment du Train d’artillerie.
    • un régiment d’artillerie à pied : 8 compagnies (48 pièces) ;
    • un régiment d’artillerie à cheval : 4 compagnies ;
    • un régiment du train : 6 compagnies.

Etre admis dans le Garde est considéré comme une des récompenses militaires dans l’armée Française. Louis XVIII, qui n’a pas confiance dans ce qui lui reste d’armée, met à son commandement surtout des émigrés. Les officiers sont au choix du roi. L’uniforme de ces corps est plus brillant que celui des troupes de ligne, leur solde plus forte, leur rang plus élevé, leurs droits plus étendus. Le soldat y est assimilé au caporal, le caporal au sergent et ainsi de suite jusqu’aux grades les plus élevés. Cet avantage est retiré à la Garde en 1826 mais les officiers sont, après quatre ans de service, dotés du rang supérieur. Lorsqu’ils obtiennent plus tard un emploi dans cet autre grade, ils prennent rang du jour où ils ont atteint ces quatre années exigées.


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