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Organisation de l’atelier de munitions à la pièce (1996)
 

En 1996, la professionnalisation des armées est bien avancée. Néanmoins, il existe encore des régiments constitués majoritairement d’appelés. C’est le cas du 20è RA, au passé pourtant glorieux avec une grande tradition parachutiste,qui vit cette année là son dernier souffle...

Grâce aux quelques photos proposées par un des derniers appelés du 20è RA, il vous est proposé, au travers d’images, un aperçu de l’organisation de la pièce, en vue du tir, limitée à son atelier munitions.

Une fois débarquées du tracteur, les munitions sont disposées en arrière de la pièce en un point que l’on peut qualifier d’"atelier". A cet endroit, les "coups" seront conditionnés pour le tir.

Un coup se compose d’un obus, d’une fusée et d’une charge propulsive et d’une étoupille.

  • Les obus peuvent être explosifs, incendiaires, fumigènes ou d’exercice [1],
  • la fusée, qui sert à déclencher l’action de l’obus, peut être :
    • mécanique : explosion de l’obus à l’impact ou après un court délai [2], ou sur la trajectoire, après un certain temps (tir fusant), grâce à un mécanisme d’horloge qu’il faut régler avant le tir ;
    • radioélectrique ; la fusée est alors un petit radar à effet doppler qui déclenche l’explosion à une distance fixe de l’objectif, pour une optimisation des effets de l’obus.
  • la charge combustible est constituée de sachets en tissu remplis de poudre [3] ; on ajoute un certain nombre de sachets pour constituer une charge (gargouse)qui servira à propulser l’obus avec la poussée souhaitée pour obtenir la portée et l’angle d’impact considérés.
  • l’étoupille sert à mettre le feu à la poudre ; il s’agit d’une amorce que l’on introduit dans un orifice de la culasse et qui est percutée par un marteau pour faire jaillir une flamme vive, laquelle enflamme .
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Vissage de la fusée sur le corps de l’obus
Photo Jean-Luc Mesnier 20è RA (1995-1996)
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Sortie des charges du conteneur de transport
Photo Jean-Luc Mesnier
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Confection des charges - vérification par l’officier de sécurité
Photos Jean-Luc Mesnier

[1] l’explosif est remplacé en poids égal par de la poudre noire, qui génère une fumée au point d’impact, facilitant ainsi son observation.

[2] permettant l’enfouissement de l’obus dans le sol et ajoutant aux éclats d’obus les gravats arrachés du sol

[3] selon la nature de la poudre on distingue la poudre à combustion vive pour atteindre des courtes portées de la poudre à combustion lente pour les longues portées


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