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Les artilleurs et l’espace

Après le Seconde Guerre mondiale, la France va chercher à reconquérir sa place dans le concert des nations. Sous l’impulsion du Général de Gaulle, elle va se lancer dans de grandes avancées techniques et technologiques telles que le développement de l’informatique et la construction d’un arsenal nucléaire dissuasif qui va lui permettre la conquête de l’espace.

La mise au point de fusées s’impose pour les deux derniers points. A cette époque la France ne dispose à cet effet que du centre d’études à Vernon (le IRBA) où sera mise au point, entre autres, la fusée Véronique, et d’un centre de tir à Hammaguir, au Sahara. En 1959 est créée la Société d’Etudes et de Réalisation des Engins Balistiques (SEREB), nécessaire pour la réalisation de la Force stratégique et qui développera le programme de fusées dit des "pierres précieuses" : Agate, Rubis, Topaze, Émeraude, Saphir et Diamant qui seront toutes tirées d’Hammaguir.

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En novembre 1965, le 26 très exactement à 14 h 47’ 18" précise, la fusée Diamant 1 décolle du site Brigitte et met le premier satellite français sur orbite (Astérix). L’officier de tir est un artilleur : le Capitaine Michel ROBERT.

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Depuis cette époque, bien peu d’artilleurs peuvent s’enorgueillir d’une telle expérience ; on peut alors considérer que Michel Robert (futur général de division) est l’officier d’artillerie français "le plus long" en portée...

D’autres artilleurs (d’active ou appelés) vont jouer un rôle important dans la mise en œuvre des différents moyens du champ de tir, nécessaires au lancement et au contrôle des fusées. Ils sont reconnaissables aux sous-tâches rouges sur le col des vestes et à l’écusson sur les manches dans les images prises à cette époque.

Peu d’entre eux se sont exprimés sur le sujet. À l’exception du général de division (2S) Robert [1] qui a tenu à fêter, à sa façon, le cinquantenaire de cet évènement, en présentant un montage vidéo réalisé à partir de ses souvenirs et du livre de Monsieur Mourey [2], aux membres de la Société des Membres de la Légion d’Honneur de Draguignan (ville où il réside désormais, près de la maison mère de l’artillerie et de son musée).

Un de ses collaborateurs de l’époque,appelé du contingent, Monsieur Gilbert Gazin, a transformé ce montage en un petit film de 25mn.

Ainsi les jeunes générations d’artilleurs pourront découvrir, à l’exemple de leurs anciens, que leur formation à la mise en œuvre de l’artillerie peut les conduire, à leur tour, à vivre des expériences exaltantes où leurs compétences sauront être reconnues. [3]

[1] dans sa 87ème année

[2] Chef de mission SEREB pour le tir du DIAMANT, aujourd’hui disparu.

[3] Note du général (2S) JP Bariller, webmestre du site : le capitaine Robert était venu faire une conférence à l’Ecole Militaire Préparatoire d’Autun, alors que j’étais en classe terminale. Il m’a alors révélè l’intérêt de l’arme de l’Artillerie, où je devais par la suite faire carrière. Mon voisin de classe y a confirmé son grand intérêt pour l’espace : Il s’agit de Patrick Baudry...


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