Matériels d’artillerie > 7- Des matériels d’écoute > L’écoute au son appliquée à l’artillerie antiaérienne >
En guise de conclusion
 

Conclusion

En France, alors que l’artillerie de campagne a rapidement abandonné l’orthophone pour adopter des systèmes de repérage utilisant des microphones, l’artillerie antiaérienne n’a pu en faire de même, de part la nature plus fugace de la menace aérienne.

Lors de la guerre 14-18, dès les premiers attaques aériennes, l’artillerie antiaérienne française nouvellement créée, a du s’adapter rapidement à cette nouvelle menace. Elle été « condamnée » à modifier des matériels existants et ses procédures, mais aussi à innover dans le domaine technique et celui des procédures de tir de jour ou de nuit. Les appareils d’écoute, malgré leur imprécision, ont évité à l’artilleur antiaérien de recourir au tir au jugé. Ces matériels lui ont facilité la tâche, mais ce sont surtout les écouteurs chargés de la localisation de la menace aérienne, qui ont une action déterminante dans la séquence de tir. En effet, cette opération de repérage par écoute humaine est la seule qui ne peut être faite par une machine. Il est à noter que pour pallier l’imprécision du système d’écoute et des corrections apportées aux données, l’artilleur antiaérien a densifié son tir, ce qui fait que les batteries ont été grosses consommatrices en munitions [1].

Durant la Seconde Guerre, les Anglais, les Allemands, les Soviétiques et les Japonais ont aussi utilisés ce type de matériels. Les Français mettent en œuvre leurs matériels d’écoute durant la campagne de 1940 et une partie de ceux-ci sont récupérés l’armée allemande pour servir sur le front de l’Est.

C’est l’arrivée du radar et de la fusée de proximité radioélectrique, durant ce conflit, qui vont changer le tir antiaérien et faciliter les tâches de l’artilleur antiaérien.

[1] En 1918, 11 000 coups en moyenne pour abattre un avion (toutes les unités n’étaient pas dotées d’appareils d’écoute.


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