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Réglement, de 1912, commun à l’artillerie et à l’aviation sur l’emploi des aéroplanes
 

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Extraits de textes, numérisés par Jean-Pierre Bariller, à partir d’un règlement de 1912 qui montre la difficulté à contrôler un tir par le binôme aviation-artillerie, alors que la TSF n’était pas encore en usage à ce niveau. Les procédures utilisées sont révélatrices des règles de tir de l’époque, sur des objectifs défilés aux vues des batteries.

A la lecture de ce règlement de 1912, qui apporte une première solution pratique au tir d’artillerie au-delà de la crête, par une coopération aviation-artillerie, on voit bien la nécessité de passer à une étape supplémentaire qui apporte plus de précision dans l’exécution du tir. A partir de 1915, le Repérage va s’attaquer à ce grand défi pour l’époque. Par la suite, avec la mise en place de la TSF, il sera possible de mieux communiquer et alors d’être plus réactif sur les menaces repérées, en allant les chercher de plus en plus loin, pour ensuite les traiter par une artillerie de Grande Puissance. La porte est ainsi ouverte à la modernité. En 2015, il sera possible d’atteindre un objectif situé à 70km, avec une précision métrique.

Emploi des aéroplanes

dans le tir de l’artillerie de campagne.
(Règlement commun à l’aviation et à l’Artillerie)

1 - Le tir contre les objectifs défilés tend à devenir de plus en plus général.

L’artillerie éprouve de sérieuses difficultés à situer avec précision des objectifs ainsi placés, à régler son tir contre eux et à contrôler l’efficacité de son feu. Ces difficultés sont de nature à diminuer son rendement, ou même dans certains cas, à la réduire à l’impuissance contre certains objectifs dont la présence n’est dévoilée que par les effets de leur tir, ou reste ignorée jusqu’à leur entrée en action.

L’aéroplane peut déceler la plupart des objectifs masqués. Il permet de diriger contre eux avec certitude, au lieu d’un tir en surface très coûteux en munitions, un tir plus économique et plus rapide. Il fournit sur les effets de ce tir des indications précieuses qui faisaient auparavant défaut.

Réduisant au minimum la part du hasard, il augmente dans une proportion très considérable le rendement de l’artillerie.

2 - Les grands groupements d’artillerie, ne disposeront, au combat, que d’un nombre restreint d’aviateurs, et chacun de ceux-ci ne pourra pas tenir l’air et observer pendant plusieurs heures consécutives. Il convient donc de ne faire appel au concours de l’aéroplane que s’il est indispensable et d’utiliser au maximum les renseignements qu’il fournit.
Sur le champ de bataille, où se trouveront de nombreuses batteries, la coopération de l’aéroplane et de l’artillerie ne donnera tous les fruits que l’on est en droit d’en attendre que si les règles de la présente Instruction sont rigoureusement observées.

3 - Dans ses relations avec l’artillerie au combat, l’aéroplane peut être utilisé de deux manières :

  • a) Pour assurer l’efficacité du feu par le contrôle du tir ;
  • b) Pour signaler des objectifs importants invisibles pour les batteries. En principe, c’est quand les aéroplanes ont déjà pris l’air et croisent en arrière des positions occupées par l’artillerie, que cette dernière leur demande des renseignements.

4 - Les cas a) et b) de l’article 2 correspondent aux situations suivantes :

  • a) L’artillerie a reçu de ses observateurs terrestres des renseignements suffisants pour motiver l’ouverture d’un tir. (Par exemple 2ème cas envisagé par le n°211 du Titre IV du Règlement provisoire de l’artillerie de campagne). Avant d’effectuer un tir d’efficacité, ou après un 1er tir de cette nature, mais avant d’en entreprendre un 2ème, elle juge nécessaire de s’assurer que son tir atteint l’objectif.
    Elle demande le « contrôle de son tir ».
    -  *b) Le commandant d’un groupe n’a pas, sur ce qu’il voit, l’emploi de toutes ses batteries. Il prescrit à l’une de ses batteries disponibles de faire une « demande d’objectif », ce qui signifie exactement que la batterie qui fera le signal correspondant est prête à profiter d’une occasion favorable que verrait l’aviateur, et que celui-ci est invité à la faire connaître, s’il en découvre une.
    En principe, le commandant de groupe se rend de sa personne auprès du commandant de cette batterie [1].
    Il utilisera ou non le renseignement fourni par l’aviateur suivant la nature et l’importance de l’objectif signalé par celui-ci et suivant que cet objectif rentre ou non dans la catégorie et dans la zone définie par sa mission.

5 - Dans les deux cas, les communications de batterie à aéroplane et réciproquement, s’exécutent :

  • a) De la batterie à l’aéroplane à l’aide de deux rectangles d’étoffe blanche employés d’après les conventions suivantes :
    • 1°) Demande contrôle - Disposer à plat sur le sol, et dans le plan de tir de l’une des pièces du centre, les deux rectangles signaux. Le premier est placé à 8 ou 10m en avant du canon, l’autre, destiné à jalonner la direction du tir, est placé, soit en avant, soit en arrière du front, suivant le terrain, à une distance de 70 à 80m du premier.
    • 2°) Demande d’objectif - Mêmes dispositions que ci-dessus, sauf que le premier rectangle signal est placé en arrière du canon, au lieu d’être placé en avant.
  • b) De l’aéroplane à la batterie :
    • 1°) Dans le cas le plus général, à l’aide d’un bulletin en fort papier lesté que l’aviateur lance à la batterie après chaque observation au moment où ayant viré, il la survole.
    • 2°) Éventuellement, pour certaines communications simples et qui doivent être instantanées, à l’aide de fusées de signaux, dont la valeur conventionnelle résulte d’une entente entre le commandement et l’aviateur.

6 - Rafales repères. Dès qu’un commandant de batterie a fait disposer ses signaux pour une demande de contrôle ou d’objectifs, il se prépare à tirer deux rafales percutantes avec les hausses qu’il juge convenables.
Dans le cas où il s’agit d’une demande d’objectif, les hausses employées diffèrent de 400m l’une de l’autre.
Elles sont déterminées au jugé de telle sorte que les points de chute se trouvent vers le centre de la zone où la présence d’objectifs est possible ou probable.
L’ouverture du faisceau est telle que le font couvert par les rafales soit au moins égal à 100 mètres.
Un commandant de batterie qui a fait ses signaux de demande contrôle ou d’objectif, est averti qu’un aéroplane va s’occuper de lui quand il en voit, venant de l’arrière, se diriger sur sa batterie sensiblement, dans le plan vertical d ses signaux.
Avant que l’aéroplane ne survole sa batterie et quand il le voit sous un angle de 45°, le capitaine envoie ses rafales.
Les coups de chaque rafale doivent, autant que possible, être simultanés.
Les deux rafales doivent se succéder le plus rapidement possible de manière que les points de chute dessinent sur le terrain, sous les yeux de l’aviateur, un rectangle très net.
Il peut y avoir intérêt, pour faciliter ce résultat, lorsque les hausses des rafales atteignent ou dépassent 3000m, à commencer par la hausse supérieure.
Après le départ des rafales repères, les signaux restent en place jusqu’à la réception du bulletin de l’aviateur.

7 - Piste de l’aviateur - Dès qu’un aviateur d’artillerie, croisant en arrière du font du groupement d’artillerie auquel il est affecté, s’aperçoit qu’une batterie de ce groupement lui fait des signaux, il prend du champ vers l’arrière.
Il fait son virage quand il est arrivé à 1000m de la batterie qui lui demande d’observer le tir, de façon à suivre une direction aussi voisine que possible du plan de tir jalonné par les signaux. Il se maintient à une hauteur variable suivant les circonstances atmosphériques, mais il doit éviter de descendre au-dessous de 200m, sous peine de s’exposer grandement au feu de l’ennemi ou même de se trouver sur les trajectoires de batteries amies.

8 - Observation et établissement du bulletin. Dès que les projectiles des rafales repères ont éclaté, l’aviateur observe la position de l’objectif [2] en portée et en direction par rapport au rectangle dessiné sur le terrain par ces éclatements.
Il reporte aussitôt au crayon la position de cet objectif, avec ses dimensions relatives, en indiquant sommairement sa nature sur un bulletin quadrillé où les deux rafales repères ont été tracées à l’avance [3] au milieu de la feuille.
Il est commode d’adopter la convention suivante pour l’échelle : chaque rafale est représentée en largeur par trois carreaux et la différence des hausses correspondants aux rafales par deux carreaux.
L’aviateur complète, s’il y a lieu, ce bulletin par un croquis sommaire donnant toute autre indication qu’il croit utile, par exemple la position de groupes d’avant-trains ou d’échelons en arrière d’une artillerie en action.
S’il s’agit d’une demande d’objectif, l’aviateur ne prend en considération et n’indique sur son bulletin que les objectifs importants tels que l’artillerie en batterie ou en rassemblement dans des positions dissimulées, des groupes d’échelons de batterie, des formations denses d’infanterie ou de cavalerie. Ces objectifs peuvent d’ailleurs se trouver dans des azimuts différents de 300 à 400 millièmes de la direction des rafales repères [4].

9 - Jet du bulletin - L’aviateur opère son virage dès qu’il n’estime plus utile de continuer vers l’ennemi, vient survoler la batterie pour lui lancer son bulletin sans s’abaisser autant que possible au-dessous de 200m [5].
Puis il prend du champ en arrière pour une nouvelle opération.

10 - Réception et utilisation du bulletin - Tout commandant de batterie qui attend d’un aviateur un renseignement écrit doit prendre ses mesures, en y employant au besoin des hommes à pied ou à cheval, pour que le bulletin lancé par l’aviateur soit aperçu au moment du jet et lui soit apporté les plus rapidement possible. Il peut se trouver dans l’un des cas suivants :

  • 1°) S’il a fait une demande de contrôle, le renseignement fourni lui permet de considérer son tir comme réglé ou lui fournit des éléments de rectification qu’il juge suffisants (voir les considérations générales du n°2 ci-dessus et, ci-après, le n°12).
    Il faut enlever et rouler les rectangles signaux dès que sa décision est prise.
    S’il estime utile de faire contrôler son tir une seconde fois, après corrections, il maintient ses signaux tels qu’ils sont.
  • 2°) S’il a fait une demande d’objectif, il transmet immédiatement au commandant de groupe le renseignement fourni par l’aviateur.
    Si la nature et l’importance de l’objectif signalé paraissent justifier un tir et que d’ailleurs cet objectif rentre dans la catégorie et se trouve dans la zone définie par sa mission, le commandant de groupe prescrit de transformer la « demande d’objectif » en « demande de contrôle ».
    Dans le cas où la première de ces conditions serait seule satisfaite, il transmet au commandant de l’artillerie le renseignement donné par l’aviateur, en y ajoutant toutes indications utiles pour l’exécution éventuelle d’un tir contre l’objectif dont il s’agit (position de la batterie pour laquelle l’aéroplane a opéré, hausses et angles de site des rafales repères etc.).
    Si la seconde condition est satisfaite sans que la première le soit, ou si aucune des deux ne l’est, il prescrit d’enlever et de rouler les rectangles signaux.
    Les décisions et les manipulations qu’elles comportent doivent être aussi rapides que possible.

11 - Avant de s’occuper d’une autre batterie, l’aviateur s’assure que celle dont il vient d’observer le tir ne lui demande plus rien.
Dans le cas contraire, il recommence les mêmes opérations qui viennent d’être décrites.

12 - Les écarts sont représentés sur le bulletin d’observation non seulement en sens, mais en grandeur. Il n’y a pas là de notion nouvelle en ce qui concerne les écarts en direction, mais l’artillerie n’est pas habituée à faire état de la grandeur des écarts en ce qui concerne la portée, et il n’arrivera à utiliser au maximum le bulletin d’observation que s’il s’est familiarisé avec la forme des renseignements qu’il fournit.
Il en peut tirer la dérive et la hausse du but. Celle-ci sera généralement connue à 200m ou même 100m près :

  • au bout d’une salve, 2 au plus, s’il s’agit d’une demande de contrôle ;
  • au bout de 2 salves, 3 au plus, s’il s’agit d’une demande d’objectif.

13 - Cas particulier - Une demande de contrôle renouvelée pour la deuxième ou la troisième fois [6] et suivie d’un tir d’efficacité au lieu de l’être de deux rafales repères est une invitation à l’aviateur à observer les effets de ce tir et à rendre compte sur son bulletin.

14 - Rôle d’un commandant de l’artillerie et des commandants de groupe - Pour que les observations de l’aviateur réussissent, il importe que les rafales repères ne soient pas confondues avec d’autres points de chute.
Aucune autre batterie ne devra faire le signal sans y être invitée ou autorisée par le commandant de groupe, lequel, de son côté, ne donnera qu’une autorisation à la fois
. Le commandant de l’artillerie peut réserver l’utilisation de l’aéroplane à un seul ou à deux de ses groupes ou régler l’ordre dans lequel les groupes pourront s’en servir.

15 - Exemples de tirs de guerre conduits avec le secours des aéroplanes.
Exemple n°1.
Contrôle de tir. - Un tir a été commencé contre une artillerie dont les lueurs, la fumée ou la poussière ont décelé la présence derrière une crête.
Hausse d’encadrement de la crête au tir des obus explosifs : 2900 - 3000.
Le tir d’efficacité par 1 commencé avec 3050 devient sûrement court avec 2925.
Avant de poursuivre le tir en vue d’une densité déterminée, le commandant de batterie obtient du commandant de groupe l’autorisation de se faire contrôler.
Déploiement du signal : demande de contrôle.
Hausses des salves de contrôle (en même temps salves-repères) 2925 - 3050.
Ouverture du faisceau inchangée, par exemple : 40 millièmes.

a)

(JPG)

Le bulletin rapporté (lancé) par l’aviateur sera par exemple l’un des 3 suivants :
L’objectif est encadré. Enlèvement des signaux.
Continuation du tir d’efficacité sur les hausses 3000-2925 et intermédiaires.










b)

(JPG)

Bien que l’objectif ne soit pas encadré, le capitaine juge le renseignement suffisant. Il fait enlever les signaux et commande :
« Augmentez de 10 »
« Diminuez l’échelonnement de 5 »,
et exécute le tir d’efficacité sur les hausses 3175-3075 et intermédiaires.











c)

(JPG)

L’objectif est trop loin des salves-repères pour que l’observation de la portée par l’aviateur, traduite à l’échelle du croquis, donne avec exactitude la fourchette de 100m ou même 200m.
Un deuxième contrôle est nécessaire sur les salves repères plus rapprochées de l’objectif.

Le signal est donc maintenu.
Le capitaine commande :
« Diminuez de 40 ».
« Augmentez l’échelonnement de 10 »,
Puis tire au moment opportun les nouvelles salves repères 3600-3400 et attend le nouveau bulletin de l’aviateur.

Nota : - Le Bulletin de l’observateur peut mentionner, outre l’objectif principal, des objectifs accessoires. Par exemple, le bulletin ci-après...







d)

(JPG)

permet, après avoir tiré à obus explosifs sur les pièces, d’exécuter un tir systématique fusant dans la région occupée par les avant-trains et les caissons.















16 - Exemple N°2.
Demande d’objectif.
Dans un groupe de trois batteries, 2 sont employés, la 3ème en surveillance.
Après un certain temps, le commandant du groupe, qui ne prévoit plus l’utilisation de cette dernière sur les parties visibles du terrain, prescrit au capitaine de placer le signal « Demande d’objectif ».

a)

(JPG)

Au passage de l’avion, le capitaine tire les salves-repères avec 3200-2800 et un échelonnement tel que le faisceau des plans de tir soit de 45 millièmes.
Le bulletin de l’aviateur sera par exemple, comme ci-contre.
Le commandant de groupe juge que l’objectif signalé n’est pas d’importance à justifier un tir.
Il prescrit d’enlever les signaux.












b)

(JPG)

Le commandant de groupe juge que l’objectif rentre dans sa mission, et est d’importance à justifier un tir. Il prescrit de transformer la demande d’objectif en demande de contrôle.
Le capitaine commande :
« Diminuez de 75 » - « Abattez »,
puis au moment opportun
« 4000-3800 ».











17 - Description du matériel employé aux communications de batteries à aéroplane et réciproquement.

A - Les signaux de batterie se font à l’aide de rectangles de fort calicot blanc. Les rectangles ont 0,80m à 1 mètre de largeur et 2 mètres de longueur.

(JPG)

Les petits côtés portent des œillets métalliques destinés à les fixer à l’aide d’une ficelle [7] autour de baguettes en bois blanc de longueur supérieure de 0,04m environ à la largeur de l’étoffe et de 0,02m environ de diamètre.
La qualité du calicot doit être telle qu’il puisse résister à des lavages fréquents.
Les rectangles signaux sont enroulés pour les transports autour de l’une des baguettes et sont arrimés sur l’un des caissons de ravitaillements.






Chaque batterie dispose de 4 rectangles signaux conformes au modèle ci-dessus.
Il y a lieu, dans certains terrains, pour augmenter leur visibilité à grande hauteur, de juxtaposer 2 rectangles par leurs grands côtés quand on les dispose à plat sur le sol pour adresser une demande à un aéroplane.

B - Le bulletin d’observation des aviateurs est conforme au modèle suivant.
Il est en papier bristol fort, quadrillé, de couleur blanche, et découpé suivant un rectangle de 0,17m x 0,15m.

(JPG)

Les carreaux de quadrillage ont 0,007m de côté.
Il ne porte pas d’autres indications tracées à l’avance que le mot « aviateur » à la suite duquel l’observateur écrit son nom, précédé de son grade et deux traits de couleur dans la région médiane de la feuille.
Le mot « aviateur » est écrit au haut de la feuille. C’est la position de ce mot qui indique le sens dans lequel le bulletin doit être lu.
En principe, les traits figurants les rafales-repères ont trois carreaux de longueur et sont distants l’un de l’autre de deux carreaux.












Paris, le 18 janvier 1912.
Pour le Ministre et par son ordre,
Le Général Directeur de l’Artillerie,
Remy

[1] Afin d’éviter tout retard dans la manipulation des signaux.

[2] Dans les exercices de champs de tir, il est indispensable que les objectifs destinés à être observés par les aéroplanes présentent une certaine surface en projection horizontale. Les aviateurs voient très mal ou pas du tout les objectifs figurés par des silhouettes minces placées verticalement.

[3] Le croquis est d’une interprétation plus facile et plus rapide si les rafales repères sont tracées en couleur.

[4] Il peut arriver que, dans ces conditions, de pareils objectifs ne puissent être indiqués graphiquement sur le bulletin à l’échelle du dessin. Dans ce cas, l’aviateur les figure sur l’un des bords du bulletins en indiquant leur situation par quelques mots d’explication, en les situant, par exemple, d’après une carte, s’il en possède une, ou, d’après son estime, en millièmes d’angle, et en distance par rapport au rectangle des rafales.

[5] L’intervalle du temps qui s’écoule entre le départ des rafales repères et la réception du bulletin à la batterie est en moyenne de trois minutes pour une demande de contrôle et de cinq à six minutes pour une demande d’objectif.

[6] C’est-à-dire dans les conditions ayant déjà permis à l’aviateur de reconnaître l’objectif contre lequel tire la batterie.

[7] Ce mode d’attache permet de séparer facilement les baguettes de l’étoffe qui peut dès lors être lavée assez souvent pour être maintenue dans un état de blancheur suffisant.


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