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03- Ecoles de la Restauration au Second-Empire
 

Écoles de la Restauration au Second-Empire

École d’application de l’artillerie et du génie de Metz

L’École d’application de l’artillerie et du génie de Metz est chargée de la formation des sous-lieutenants sortant de l’École polytechnique. Des officiers y professent, qui sont d’éminents mathématiciens : Piobert, Morin, Poncelet, Didion. Ils y côtoient des professeurs civils dont le mathématicien Poisson « examinateur des élèves d’artillerie ». Lorsque les nombreux officiers ainsi formés seront promus capitaines en second, ils seront d’abord détachés dans le Service pour y exercer des fonctions techniques en attendant leur promotion au grade de capitaine en premier.

Les officiers sortant du rang ne reçoivent pas d’instruction particulière et sont le plus souvent utilisés, suivant les aptitudes acquises dans l’exercice de leurs fonctions antérieures, dans des postes subalternes. Certains passent dans les Gardes d’artillerie, employés militaires chargés de la conservation, de la gestion et de la distribution des matériels, munitions et attirails du Service de l’artillerie.

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L’École d’application de l’artillerie à Fontainebleau

L’artillerie considère comme indispensable une amélioration de l’instruction de ses officiers. L’École d’application transférée, après 1871, de Metz à Fontainebleau, donnera aux sous-lieutenants une instruction moins théorique, mettant l’accent sur la pratique de la manœuvre et du tir.

La Revue d’artillerie, qui paraît à partir de 1872, permettra à tous les officiers, quelle que soit leur origine, de connaître les progrès et les réalisations de l’arme. Au début, elle met l’accent d’une part sur les données balistiques qui expliquent les règles du pointage du canon et du réglage du tir, d’autre part sur les appareils qui permettent ces opérations.

On trouve, dans la Revue, des articles très variés sur le mouvement des projectiles oblongs, sur l’évaluation des distances, sur une méthode de réglage du tir par observation bilatérale, sur le pointage indirect (lorsque l’objectif n’est pas vu des pointeurs), sur la probabilité du tir, sur l’établissement d’un croquis perspectif, sur la correction pour inclinaison des tourillons, etc. ; et ces études prouvent l’intérêt que les officiers d’artillerie portent à ces problèmes jusqu’alors peu ou pas connus dans la troupe.

La création, à Bourges, d’un cours de tir comble une lacune dont la guerre a prouvé les dangers ; un des premiers actes de ce cours est la diffusion d’une note sur le réglage du tir avec fusées à double effet.


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