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Combat des cadets de Poitiers sur la Loire
 

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Extraits du Journal des Marches et Opérations du détachement de l’Ecole d’Application de l’Artillerie.

Le 18 juin 1940, à 7 heures 30, au cours d’un rassemblement du personnel de l’Ecole d’Application d’Artillerie, stationné au quartier DALESME à Poitiers, le chef d’escadron PANEL annonce la constitution, avec du personnel de l’école, d’un détachement d’artillerie destiné à renforcer des troupes engagées sur la Loire.

Le capitaine CHANSON est désigné comme chef de ce détachement, et doit choisir son personnel parmi les officiers et élèves volontaires.

MARDI 18 JUIN.

Constitution du détachement (voir annexe).

Le capitaine reçoit, du commandement de la neuvième Région, un ordre de mission le mettant à la disposition du commandant de l’Armée de Paris, pour être employé dans la région de Chinon.

A vingt heures, le détachement entièrement constitué quitte Poitiers en direction de Chinon, en passant par Lencloître et Richelieu.

De Richelieu, le capitaine téléphone à 23 heures, au Q.G. de l’Armée de Paris, pour obtenir des renseignements sur la situation et des ordres complémentaires. Il reçoit à 24 heures, par téléphone, l’ordre de se présenter en personne le lendemain à 7 heures 30 à Pleumartin.

La colonne du détachement atteint, à 24 heures, le point à ne pas dépasser, fixé à 5km au sud de Richelieu.

MERCREDI 19 JUIN.

Le capitaine se rend à Pleumartin où il arrive à 2 heures. A 9 heures, il reçoit, du chef d’état-major, l’ordre de se porter à Chinon et de se mettre à la disposition du général PICHON.

Revenu à Richelieu, il donne l’ordre de départ à la colonne et se porte en avant.

A son arrivée à Chinon, il prend contact avec le capitaine BLEUSE, commandant le bataillon de l’E.M.I.C.C de Saint-Maixent en position à Chinon, puis se rend à Azay-le-Rideau où il se présente au général PICHON. Il reçoit l’ordre de laisser momentanément ses pièces en position de route, en arrière de Chinon, en prévision de la constitution d’un groupement mixte infanterie - artillerie aux ordres du capitaine BLEUSE.

Le capitaine arrive et bivouaque près de Rivière (à 3km à l’est de Chinon), à 13h15.

A 16h, le capitaine reçoit, du général PICHON, l’ordre de mettre deux de ses pièces en position pour participer à la défense du pont de Port-Boulet, avec une compagnie du bataillon de Saint-Maixent commandée par le capitaine RAMAR. L’officier de liaison, qui apporte cet ordre, mentionne en outre qu’une pièce de 75mm, déjà en position, au pont de Port-Boulet, est servie par des éléments peu sûrs qu’il conviendrait de renforcer en raison de l’importance capitale de cette pièce au point de vue de la défense. La reconnaissance et le mouvement sont effectués immédiatement par les pièces du sous-lieutenant JOSSELIN et de l’aspirant OUVRIE. L’installation définitive n’est réalisée qu’à la tombée de la nuit. Au cours de la reconnaissance, le capitaine a constaté que le personnel, de la pièce déjà en position, était âgé et épuisé par un long service, sans relève. Il a décidé de le remplacer par du personnel de son unité. Il désigne le sous-lieutenant Josselin pour assurer cette relève, avec des servants de sa pièce. Tous ces servants sont volontaires pour servir cette pièce particulièrement exposée.

A 19 heures, le capitaine rentre au bivouac. A 20 heures, il reçoit du général PICHON l’ordre de se porter avec trois pièces à Saumur et de se mettre à la disposition du colonel MICHON, commandant la Défense de Saumur. Par un message, il confie au sous-lieutenant JOSSELIN le commandement de la fraction laissée à Chinon et Port-Boulet, soit 2 pièces, 3 tracteurs, 1 camion, 486 obus et 1 motocyclette. Il donne ensuite aux trois autres pièces l’ordre de départ pour Saumur, où il arrive lui-même en reconnaissance, à 24 heures.

Vers 20 heures 30, le sous-lieutenant JOSSELIN a effectué la relève du personnel de la pièce de 75mm, au pont de Port-Boulet, avec les E.O.R LEOST, MOUGEOTTE, PITHOUEE et le canonnier TOUPIN. Cette pièce, qui est située à l’entrée du pont, est soumise depuis plusieurs heures à un tir de bombardement en provenance de Minenwerfer et de l’artillerie adverse.

Vers 21 heures, une bombe tombe sur une caisse à munitions de la pièce, au milieu du personnel. L’E.O.R. MOUGEOTTE est tué sur le coup, le sous-lieutenant JOSSELIN est blessé par des éclats sur tout le corps et il perd abondamment son sang ; l’E.O.R. LEOST est blessé au bras, l’E.O.R. PIHOUEE au pied, et le canonnier TOUPIN est violemment commotionné ; la pièce de 75mm est hors d’usage.

Le sous-lieutenant JOSSELIN refuse de se faire évacuer et donne des ordres pour déplacer les deux pièces restantes et les amener sur la route à un meilleur emplacement de combat. Les E.O.R. PITHOUEE, LEOST, ainsi que le canonnier TOUPIN sont évacués.

Vers 23 heures, le sous-lieutenant JOSSELIN, perdant connaissance, est évacué sur Chinon et l’aspirant OUVRIE prend le commandement des deux pièces.

JEUDI 20 JUIN.

Le capitaine est arrivé à Saumur vers 0 heure. Après deux heures de recherches, il se présente au P.C. du colonel MICHON et y reçoit l’ordre de mettre ses trois pièces en position dès que possible, pour agir par ses feux : sur l’Ile des Rosiers (à 16km à l’ouest de Saumur), sur la région des Rosiers, puis sur toute la rive droite de la Loire qu’il pourra atteindre.

A 2 heures 30, la colonne arrive au point à ne pas dépasser, fixé au carrefour de Bournand (R.M. 160 - R.N. 138), puis c’est le départ, des reconnaissances à 3 heures 30, de la colonne à 4 heures. L’occupation est effectuée dès l’arrivée des pièces, la liaison avec les troupes appuyées et les transmissions aussi. L’entrée en action de la batterie est prévue pour 7 heures 30.

A 6 heures 45, un officier de liaison du colonel apporte, à la batterie, l’ordre de revenir à Saumur et de se mettre en position pour empêcher tout débarquement et toute progression d’engins blindés.

A 7 heures 15, le capitaine donne l’ordre de mouvement et se rend au P.C. du colonel, à Saumur. Là, il est informé que des éléments ennemis ont franchi la Loire et s’infiltrent aux lisières Est de Saumur. Le capitaine BLEUSE, venu pendant la nuit à Saumur avec les éléments de son bataillon non engagés à Port-Boulet, est chargé de monter une contre-attaque pour refouler l’ennemi. L’appui de cette contre-attaque est demandé au détachement composé des trois pièces, mais le capitaine CHANSON estime, en raison des conditions d’engagement, qu’un appui d’artillerie est pratiquement irréalisable. Le détachement d’artillerie est alors chargé d’une mission anti-char aux lisières Sud - Est de Saumur. Entre 9 heures et 15 heures, les pièces occupent successivement plusieurs positions, afin de remplir au mieux cette mission selon la situation. En même temps, le capitaine poursuit l’étude des possibilités d’intervention au profit de la contre-attaque menée par les éléments de Saint-Maixent.

A Port-Boulet, pendant la nuit du 19 au 20, une nouvelle tentative a eu lieu pour faire sauter le pont, à l’aide d’une charge superficielle de mélinite placée par les élèves de Saint-Maixent. Au petit jour, l’échec de cette tentative est constaté. Le capitaine RAMAR demande à l’aspirant OUVRIE de tirer sur le pont, pour y faire une brèche. Constamment sous le feu des mitrailleuses ennemies, en dépit de l’appui de quelques mortiers et de quelques autos mitrailleuses, l’aspirant OUVRIE met une pièce en batterie à 300 mètres du pont, sur la berge du côté Est. Il tire 59 coups dont 56 touchent au but, mais sans causer de destruction appréciable. La pièce rejoint ensuite son emplacement de combat. Vers midi, sur le pont, se dévoile brusquement un canon allemand qui tire sur nos autos mitrailleuses. L’aspirant OUVRIE le prend immédiatement à partie avec sa première pièce (pointeur l’E.O.R. MARTIN) ; au deuxième coup il le fait voler en éclats. Les allemands ne tentent plus rien sur le pont. Ils essaient, dans l’après-midi, de franchir la Loire de part et d’autre, en radeaux. Les pièces effectuent quelques tirs. Dans la soirée, l’ennemi a réussi à franchir la Loire à droite et à gauche du pont. Vers 21 heures, le capitaine RAMAR transmet à ses troupes l’ordre de repli. L’aspirant OUVRIE sort ses canons de batterie et suit les troupes du capitaine RAMAR, rassemblées dans la forêt de Chinon, près de Cravant, avec des éléments de la 3ème D.L.M. qui se croient encerclées par l’ennemi.

A Saumur, rien d’important à signaler dans la situation des 3 pièces du détachement. Vers 20h15, le capitaine, s’étant rendu au P.C. du colonel, reçoit notification de l’ordre de repli des troupes de Saumur, sur Roiffé. Il rend compte au colonel de la présence de deux de ses pièces à Port-Boulet et de son désir de les récupérer. Le colonel lui indique alors que sa mission auprès de lui est terminée et qu’il doit, par conséquent, se rendre à Chinon, pour regrouper son détachement, et se remettre aux ordres du général PICHON. Le capitaine décide d’effectuer le repli jusqu’à Trois-Moustiers, avec les troupes de Saumur, et de se diriger ensuite sur le bois de Lamothe (entre Vézières et Guillegaudrie), pour y faire stationner ses pièces, pendant qu’il ira lui-même en reconnaissance à Chinon. La colonne du détachement arrive dans le bois de Lamothe vers 24 heures.

VENDREDI 21 JUIN.

Le capitaine se rend à Chinon dès que les pièces sont arrivées. Il ne trouve pas âme qui vive, dans tout Chinon : pas une troupe, pas un civil. Des tirs de mitrailleuses sont entendus au Nord, paraissant venir de Port-Boulet. Il décide d’attendre le jour pour poursuivre plus avant sa reconnaissance, et rentre au lieu de stationnement de son unité (2 heures 30).

A 5 heures 45, il prend contact au passage avec le capitaine BLEUSE qui, de Saumur se rend à Chinon avec les éléments de son bataillon transportés en autocar. Il informe le capitaine BLEUSE de sa reconnaissance de la nuit à Chinon ; le bataillon poursuit sa marche.

A 6 heures, le capitaine prend contact avec le commandant LAUNAY, chef d’un détachement de l’école de cavalerie de Saumur, précédemment engagé à Saumur puis venu stationner à Vézières ; il lui rend compte de sa reconnaissance à Chinon.

Vers 7 heures, il part pour Chinon. S’estimant être protégé par le bataillon de Saint-Maixent, il part dans sa voiture de tourisme avec son chauffeur, l’E.O.R. MEYER armé d’un mousqueton, et se fait suivre d’un motocycliste (E.O.R. VALLET) armé également d’un mousqueton. Etant en reconnaissance, ce motocycliste a comme consigne permanente de mettre tout en œuvre, en cas d’incident, pour transmettre aux éléments restés en arrière un ordre du capitaine ou à défaut un simple renseignement. L’incident se produit peu après. Avant d’arriver à Chinon, à 1km environ au-delà du carrefour de la R.M. 750 avec la R.N. 731, la voiture se trouve, dans un tournant, à 30 mètres d’une colonne motorisée ennemie venant en sens inverse. Il est impossible de faire demi-tour, alors l’E.O.R. MEYER, avec sang froid, engage la voiture sur un chemin de terre, qui se présente à gauche, à quelques pas de la tête de la colonne allemande. Sous un feu violent d’armes automatiques, la voiture atteint une ferme à 300 mètres de la route ; plusieurs balles l’ont endommagée sans blesser personne ; le chemin a pris fin. Le capitaine décide d’abandonner la voiture. Il brûle les papiers qu’il a sur lui et, avec l’E.O.R. MEYER, va tenter de rejoindre son unité. Cette tentative échoue peu après. Le passage est coupé par la colonne ennemie qui progresse : sur la R.M 750 en direction de Montsoreau, sur la R.M. 731 en direction de Loudun. Des patrouilles fouillent le terrain à la recherche des occupants de la voiture. A proximité immédiate du carrefour R.N. 739, le capitaine et l’E.O.R. MEYER sont faits prisonniers, après avoir abandonné tout espoir de rejoindre leur unité ou d’agir efficacement contre l’ennemi. Pendant que la voiture du capitaine était mitraillée sur le chemin menant à la ferme, le motocycliste VALLET réussit à faire demi tour sous le nez des allemands et, malgré le feu de l’ennemi, à repartir en direction de la batterie, qu’il rejoint peu après, sans être blessé, mais avec des traces de balles dans son ceinturon et sur le guidon de sa motocyclette.

A son arrivée, il rend compte des évènements au sous-lieutenant BOIS, qui prend le commandement du détachement, donne des ordres préparatoires à un repli vers le Sud et prévient, en même temps, le commandant LAUNAY. Celui-ci donne l’ordre, peu après, d’assurer la protection du repli, sur Lerné, du détachement de l’école de cavalerie stationné à Vézières, puis de rejoindre ensuite Lerné (Château de Chavigny). En exécution de cet ordre, le sous-lieutenant BOIS met en position les trois pièces et les armes automatiques, pour former un point d’appui face au Nord et à au Nord-Est.

A 9 heures, des éléments légers ennemis apparaissent, ils se dispersent dans les bois sous le feu des mitrailleuses. A 9 heures 15, la durée de la mission étant écoulée, les éléments du détachement décrochent et rejoignent la Château de Chavigny, où le sous-lieutenant BOIS reçoit l’ordre d’abandonner ses armes et d’installer son personnel dans les bois environnant le château. Les trois pièces et les armes automatiques sont rendues inutilisables.

Le même jour, les 3 pièces de l’aspirant OUVRIE, qui ont quitté Port-Boulet la veille au soir, sont dans la forêt de Chinon, près de Cravant, avec le détachement de Saint-Maixent du capitaine RAMAR et des éléments de la 3ème D.L.M..

Vers 18 heures, ces troupes se mettent en route, se dirigent vers le Sud et, après plusieurs difficultés mécaniques vécues par la section, arrivent dans la nuit à Danger.

SAMEDI 22 JUIN.

L’ennemi a découvert les troupes stationnées au Château de Chavigny à Lerné et, vers 10h30 les a fait prisonnières.

A Danger, la section de l’aspirant OUVRIE se met en batterie sur le pont de la Vienne. L’ennemi bombarde Danger. On fait sauter le pont et la section se place en position anti-char sur la route qui mène à la Haye-Descartes. Danger est toujours bombardé. Vers 21 heures, les unités décrochent.

Après plusieurs incidents, la section arrive, vers 5 heures du matin, le 23, à 4km au Sud-Est de Poitiers.

A 10 heures, elle repart sur Vivonne, toujours en compagnie de la 3ème D.L.M. et de l’unité du capitaine RAMAR. A Vivonne, la section se prépare à mettre en batterie, mais reçoit aussitôt l’ordre de départ pour la Rochefoucault, où elle arrive dans la journée du 24.

Le 25 à 1 heure, il y a cessation des hostilités. Vers 3 heures, la section part vers Thiviers. Les 26, 27 et 28 juin, elle stationne près de Ribérac. Le 29, l’aspirant OUVRIE remet ses deux pièces au parc d’artillerie de Périgueux et, dans l’après-midi, rejoint les éléments de l’école d’application d’artillerie stationnés à Saint-Laurent de Gorre.

Epilogue :

Le capitaine Chanson et l’E.O.R. MEYER ont été détenus à Chinon, le 21 juin. Ils ont retrouvé là, le bataillon de Saint-Maixent fait prisonnier en autocar, sans avoir pu utiliser ses armes. Ils ont été transférés le 22 juin de Chinon à Loudun et, le 25 juin, de Loudun à Bourgueil.

Le sous-lieutenant BOIS et la partie du détachement qui était avec lui, ont été : conduits, avec les éléments de l’école de cavalerie de Saumur, à Seuilly le 22 juin ; transférés le 23 juin à Port-Boulet ; au camp de Millet, entre Bourgueil et Giseux, le 24 ; à Bourgueil, le 25, où le capitaine et l’E.O.R. MEYER les ont retrouvés.

Le 30 juin, ce personnel a été transféré à Saumur et, le 4 juillet, dirigé sur Loches pour être libérés avec tous les éléments prisonniers de l’école de Saint-Maixent et de Saumur.

La ligne de démarcation, entre la zone occupée et la zone non occupée, a été franchie le 6 juillet à 12 heures, sans que les motifs de cette libération soient connus.

De Préaux, où le détachement stationnait après sa libération, le capitaine Chanson a repris contact avec le général commandant l’école d’application d’artillerie, à Saint-Cyr (Haute-Vienne) et rendu compte de sa mission.

Annexe

COMPOSITION DU DETACHEMENT

1.- PERSONNEL

  • Chef du détachement : Capitaine CHANSON - E.A.A. - Groupe A4
  • SERVICE DES PIECES.
1ère PièceSous-LieutenantJOSSELINE.A.A.65e B
E.O.R.RIBOULOTE.A.A.
E.O.R.LEOSTE.A.A.
E.O.R.MOUGEOTTEE.A.A.
E.O.R.JUILLARDE.A.A.
E.O.R.PIHOUEEE.A.A.
CierTOUPINE.A.A.P.E.M.
2ème PièceAspirantOUVRIEE.A.A.78e 3
E.O.R.MARTIN M.E.A.A.65e
E.O.R.LE SERBONE.A.A.67e
E.O.R.MULLERE.A.A.65e
E.O.R.LEROYE.A.A.65e
E.O.R.CHOUPINE.A.A.65e
CierSAGEE.A.A.P.E.M.
3ème PièceAspirantBOISE.A.A.66e B
E.O.R.MARTIN YE.A.A.66e B
E.O.R.MEYERE.A.A.66e B
E.O.R.FAREYE.A.A.66e B
E.O.R.HOCQUARDE.A.A.66e B
E.O.R.ROUILLETE.A.A.66e B
CierVIDALE.A.A.P.E.M.
4ème PièceAspirantTHURETE.A.A.Gr. A6
E.O.R.LAFONTE.A.A.66e B
E.O.R.ASSELINE.A.A.67e B
E.O.R.BRESSONE.A.A.66e B
E.O.R.POIRSONE.A.A.66e B
E.O.R.LELONGE.A.A.66e B
CierBEALE.A.A.P.E.M.
5ème PièceSous-LieutenantBRUNE.A.A.64e B
E.O.R.LAHUEE.A.A.67e B
E.O.R.CALMETTESE.A.A.
E.O.R.JONGLEZE.A.A.
E.O.R.PLASSONE.A.A.
E.O.R.BATICLEE.A.A.
CierMAUDUITE.A.A.P.E.M.
  • SERVICE DES ARMES AUTOMATIQUES
AAE.O.R.MICHELE.A.A.68e B
E.O.R.BLASSELE.A.A.68e B
E.O.R.BARBERAE.A.A.68e B
E.O.R.REYBERTE.A.A.68e B
E.O.R.DELEPOUILLEE.A.A.68e B
E.O.R.HACHETE.A.A.68e B
E.O.R.DAMELE.A.A.68e B
  • PERSONNEL CHAUFFEUR
MotocyclistesE.O.R.PANHOYE.A.A.78e B
E.O.R.VALLETE.A.A.78e B
E.O.R.GIRARDINE.A.A.67e B
E.O.R.SERVANTE.M.A.
TouristesCierJOLYE.M.A.P.E.M.
CierGORSEE.A.A.C.I.A.
TracteursCierDAGUISEE.A.A.C.I.A.
CierVERNONE.M.A.P.E.M.
CierTENNEGUINE.M.A.P.E.M.
CierMAZIERESE.M.A.P.E.M.
CierLEMASSONE.M.A.P.E.M.
CamionsCierGENNETAYG.T.A.R.TOURS
CierPRAUDOTG.T.A.R.TOURS
CierGAUTIERG.T.A.R.TOURS
CierMOREAUG.T.A.R.TOURS
  • E.A.A.  : Ecole d’Application d’Artillerie de Fontainebleau
  • E.M.A.  : Ecole Militaire d’Artillerie de Poitiers Le numéro inscrit après E.A.A. est celui de la brigade dont faisait partie l’élève à l’EAA.

2.- MATERIEL ET MUNITIONS.

  • 5 pièces de 75 - 810 OE 17 - 108 OB - 108 OE OO CN (parc régional des Sables)
  • 2 mitrailleuses - 5 F.M. - 10 mousquetons, 10 fusils (P.M.S. Poitiers)
  • 4 tracteurs kégresse (EMA)
  • 2 tracteurs kégresse (EAA CIA)
  • 1 touriste tous terrains (EMA)
  • 2 touristes (1 EMA et 1 voiture personnelle du Cne CHANSON)
  • 3 motocyclettes (2 EAAA et 1 moto personnelle EOR GIRARDIN)
  • 4 camions (G.I.A.R. de Tours)

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